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 -Crybaby Cry - Oliver Queen

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Elga Brand
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MessageSujet: -Crybaby Cry - Oliver Queen    Dim 11 Déc - 1:17

Dieu, j'ai enfin la preuve que tu n'existes pas puisqu'en face de moi tu as dressé le diable. Puisque contrairement à ce que prônent tes fidèles tu laisses se dérouler de telles atrocités… Je déteste perdre mais là, la défaite est inévitable. Vraiment. Le choix que j'ai fait me tue mais je le veux bien et je l'accepte. Je n'ai pas vraiment le choix, ou plutôt je n'ai plus vraiment le choix. Maintenant que je porte en moi ce que Dieu appelle un cadeau et ce que j'appelle une purge je ne peux pas me battre franchement, simplement me cacher.
Mais je ne peux même plus bouger, j'ai le corps trop fins, trop fragile. Au moindre de mes pas il risque de se briser la nuque au sol en sortant de mes entrailles prématurément. Même si pour beaucoup pour ne pas dire tout le monde je suis un monstre je n'ai pu me résoudre d'abandonner cette chose. Je ne la traite dans mes mots ni avec dignité, ni respect ni rien du tout et pourtant je ne l'ime et je donnerais ma vie pour lui ou bien elle. Je n'ai pas franchement eu le temps ni l'envie de m’attarder sur la santé d'autrui ni même la mienne et pourtant aujourd'hui je suis encore allongée.

Attendant l'instant T commence du bétail je m'énerve. Si je m'étais rencontré dans ce lit je me serais sûrement arraché la mâchoire et percé l'utérus. Je ne le dis jamais non plus mais je remercie tous ces sous-fifres qui malgré tous mes mauvais traitements ne m'ont jamais abandonné… Cette épreuve en a été la preuve. À de multiples moments ils auraient pu me laisser tomber, mais ils ne l'ont pas fait. Je sais que cette décision vient d'eux-mêmes car même Dmitry n'a jamais rien fait pour moi ces 9 derniers mois et pourtant je suis certaine qu'il sait ce qui m'habite.
Il ne leur a rien demandé et ne les a pas menacé sinon j'aurais bien vu leurs sévices néanmoins en ces longs mois j'ai pu les observer au sommet de leurs formes au sommet de leurs beautés sans tous mes mauvais traitements.
Il y eut un moment ou je m'en étais voulu. Saleté d'hormones. Néanmoins je suis fière de ne leurs avoir pas dit. Complimenter c'est autorisé le déclin. C'est ce que Dmitry m'a répété sans cesse pendants toutes ces années. À force ce genre de répétition a le don de faire entrer n'importe quoi dans votre cerveau, votre esprit, le marquant au fer rouge.
Toutes ses choses le sont tellement chez moi que maintenant je ne sais plus vraiment si j'ai un cerveau ni même un esprit.

À m'apporter mes quatre volontés et à tout gérer en mon absence je vois que j'ai peut-être fait une erreur, non j'ai fait une erreur j'ai laissé le temps que le Green Arrow m'avait octroyé pour disparaître, défiler comme du sable dans le vent. Depuis que je ne peux me lever sans risquer d'invoquer la mort je crains. Je crains l'arrivée de ce Justiciers aux airs de princes charmant sauveur de princesses et innocents ridicules.
Je le hais, oui et rien ne risque de s'arranger s'il arrive pour me tuer. J'en ai assez. Alors je balance tout et autour de mon lit se trouve maintenant une mer de verre pété.
J'ai cassé tout ce que j'ai pu. Et si j'ai fait ça c'est parce que j'ai mal. Plus que d'habitudes. Bien plus.
Je commence à perdre pied et à entrer dans un combat qui n'engage que moi. Je n'entends plus rien je ne sens plus rien jusqu’à ce qu'en relevant le regard je le voie devant moi comme une ombre chinoise, un monstre noir et vert, un poltergeist, un esprit vengeur…
Je le regarde et j'ai honte.

Oui. J'ai honte qu'il me voie enceinte, le sexe béant de sang sur mon propre lit. Je n'arrive face à lui qu'a le regarder une poignée de secondes pour laisser une larme glisser sur ma joue baissant les yeux pour serrer des dents. Je ne criais pas.
Simplement la honte, la peur et la retenue se mêlant l'une à l'autre je devenais fragile. Puis je hurle, parce que ça y est l'instant T'est arrivé. Ma fin. J'accouche tandis qu'à tout moment il peut faire n'importe quoi. Je sens comme un hérisson à qui on aurait coupé tous ses pics. Je me sens faible mais je le fais oui, je donne la vie du moins je crois car tout chez moi ne devient que spasmes, convulsions et illusions… Qu'en advient-il de la réalité ?

Toi en sang, l'enfant pleurant et lui regardant.
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MessageSujet: Re: -Crybaby Cry - Oliver Queen    Lun 12 Déc - 21:46

La chambre est sombre, humide.
Les lumières sont tamisées, les fenêtres et volets fermés. Des odeurs et effluves âpres et désagréables agressent les sens, alors que la pièce entière est vaincue par un chaos terrible.
La maîtresse des lieux a repoussé toute aide, tous ses alliés et employés qui auraient pu l'aider ; Elga Brand entend gérer ça seule, quitte à souffrir, quitte à périr même. Abandonnée, définitivement, dans cet ultime recours, dans ce dernier niveau d'un foyer qu'elle pensait sien et sûr, et dont elle s'est peu à peu méfiée alors que la grossesse s'avançait - et que les dangers autour d'elle grandissaient.

Mais tandis que la douleur empire, que le processus continue encore et encore, irrémédiablement, la jeune femme relève les yeux... et le découvre.
Lui.
L'ennemi. L'adversaire. Le challenger. L'agresseur, l'envahisseur, et définitivement sa Némésis.

"Elga."

Sa voix, modifiée par son petit dispositif, s'élève dans les ténèbres de la chambre. Elle la reconnaît sûrement avant de définir totalement sa silhouette, qui se détache des ombres...
... pour devenir définitivement le justicier costumé désormais connu sous le nom de Green Arrow.

"Elga Brand."

L'archer répète son prénom et son nom, avant de s'avancer lentement dans la pièce. Ses pas crissent alors que ses bottes passent sur le verre brisé, sur les objets cassés, et sur les nombreuses traces d'une vie quotidienne désormais détruite.
Il s'approche lentement - mais prudemment.
Les muscles bandés, les sens en alerte, il sait très bien que la femme en face de lui demeure dangereuse, même dans cette situation... à vrai dire, elle est sûrement plus menaçante, maintenant qu'elle est aux portes d'un drame.

Quelques semaines plus tôt, Oliver Queen est venu ici, et a directement menacé la jeune femme, en lui faisant une offre qu'elle ne devait pas refuser (LIEN) ; elle n'a malheureusement pas suivi cette voie.
Le White Trash est toujours là, et les filles subissent encore la terrible influence de la tenancière. L'archer est revenu pour mettre en pratique ses menaces, et s'est brutalement construit un passage en brisant quelques os et en plongeant de nombreux hommes de main dans l'inconscience.
Il n'imaginait cependant pas découvrir cette situation en arrivant ici.

"Elga Brand... qui est le père ?"

Une boule de colère explose dans son ventre, alors qu'il prononce ces mots qui brûlent sa langue.
Au fond - au fond, il connaît déjà la réponse. Au fond, Queen sait pertinemment qui est le père... mais il a besoin de l'entendre.
Plutôt - il croit avoir besoin de l'entendre.

"Hum."

L'archer grogne, en s'arrêtant devant lui.
Il fronce les paupières, en découvrant le sang, le sexe dilaté - la souffrance. La peur. Le danger.
Une pensée traverse son esprit - et il soupire.

"Elga..."

Au fond, Oliver Queen se déteste d'adopter soudain un ton plus doux, plus sympathique. Au fond, il s'en veut de passer au second plan les filles torturées, mises sur le trottoir de force... les abus, les horreurs du White Trash.
Au fond, il ne se supporte pas de s'approcher, et de s'asseoir sur le lit en levant des mains calmes et tendres vers la jeune femme.

"... laisse-moi t'aider. Ni toi, ni le bébé ne survivrez seuls..."

Mais, au fond, il ne pourrait plus se regarder en face s'il laissait une femme face à une telle épreuve.

"Nous verrons la suite... plus tard.
Laisse-moi t'aider. Laisse-moi vous aider."


Une esquisse de sourire glisse sur son visage.
Au fond, définitivement, Oliver Queen hait et méprise Elga Brand - mais cela ne veut pas dire qu'il la laissera souffrir, ou mourir, s'il peut faire quelque chose.
Ce n'est juste pas dans son sang... pas dans ses tripes. Et même s'il va le regretter, il fera ce qu'il peut pour elle - et pour le bébé. Même s'il est son fils...
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Elga Brand
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MessageSujet: Re: -Crybaby Cry - Oliver Queen    Ven 16 Déc - 10:52

Sa présence me dresse le poil, je déteste le voir en face de moi parce que ce que je suis maintenant regroupe uniquement toutes mes faiblesses. Tout mon maigre corps tordu lui est révélé. Je suis nue et tout entière faible face à lui. Ce n’était pas ce que j’avais prévu pas ce que je souhaitais. Je voulais partir loin même peut-être mourir pour une fois tellement ma honte et mon refus de perdre était grand...Au fond c’est ce que j’aurais du faire, j’aurais du partir, loin, me cacher tapis dans l’ombre jusqu’à ce que tout ce supplice soit terminé… Sa première question me glace alors que du regard je le fusille littéralement en grommelant presque.


De toute façon tu va nous tuer alors tu n’a pas besoin de savoir ça …

Répliquai-je  en crachant mes mots dans la douleur et la colère que je ressentait. Je m’accroche au draps en le regardant mon visage caché par de multiples mèches de mes cheveux emmêlé et gras. Je n’ai rien à voir avec une belle au bois dormant et pourtant c’est peut-être ce que j’aurais voulue donner comme impression, mais il faut se rendre à l’évidence c’est impossible… Sa voix résonne dans ma tête comme un gong, un gong annonçant ma fin très certaine. J’ai peur tellement que dans ma douloureuse peur j’urine  sans même pouvoir me retenir. Toujours plus humiliant. De tout les supplices les plus tordus je n'avais jamais ressentit tant de haine, de peine et de honte. Cette situation est inhumaine et c’est bien pour cela qu’elle réanime, qu’elle zombifie ma honte morte depuis longtemps pour moi…
Néanmoins je me suis trompé, je me suis trompé sur toute la ligne et je le paye je le paye au pris fort, comme d’habitude. La peine, le sang, la douleur, l'humiliation et la honte presque suprême …


Je le vois s’approcher je le vois arriver vers mois sans un mot seulement en quelques soupir de respiration bien trop calme. Terrifiée je tremble en pleurant laissant ma peur m’envahir celle-ci primant sur ma colère. A quoi sert d’être énervée si je ne peux même pas me défendre.. J’ai peur, je pleure, mais je ne supplie pas je me tait et me contente de fermer les yeux en serrant plus que fort les draps souillées sur lesquelles je suis à moitié assise, à moitié allongée… Quand je le vois s’asseoir près de moi, quand je le vois là a me dire qu’il veut m’aider, j’ai l’impression d’être dans une illusion utopique d’avant mort.
A sa proposition qu’il répète en me suppliant d’accepter je le regarde respirant fort mon visage traduisant ma confusion mentale.
J’ai peur, j’ai peur de me réveiller un couteau, non une flèche a mon nom dans le ventre, baignant dans mon propre sang et celui d’un innocent . J’ai peur oui et pourtant quand je vais pour saisir son poignet le plus proche je le sent et je serre, je serre de ma faible force alors que je le regarde toujours silencieuse au fond dans l’incompréhension de son geste humain, respectueux alors qu’ici tout porte à ne pas me respecter...


Vas-y


Dis-je simplement dans un râle de douleur alors que je me tortille toujours dans tous les sens. J’ai peur qu’il la touche, ma progéniture et si il la tuait. Tout ça je n’y avais pas pensé sur le coup j’avais tellement mal que je n’arrivais pas à me rendre compte de tout, tout ce que je voulais c’était le tenir, lui ou elle dans mes bras maladivement osseux. j’hurle encore et je m’accroche à tout ce que je peux tellement j’ai mal et je sent l’intégralité de la douleur n’ayant aucune stupéfiant à proximité…
Dans de violents spasmes et cris je travail toujours plus à l’élaboration, non à la naissance de cette enfant pas prévue et pourtant pas non désiré. J’ai hâte que tout soit finis et je m’enferme dans mon esprit me laissant faire n’arrivant plus à ouvrir les yeux.
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MessageSujet: Re: -Crybaby Cry - Oliver Queen    Ven 23 Déc - 21:36

Assis à côté d'elle, Green Arrow plonge son regard, caché derrière son masque, sur le beau visage de la jeune femme, hélas ravagé par la douleur.

"Non."

La réplique est terrible, brutale. Elle trahit son ton jusque-là doux et tendre, mais son attitude demeure calme et pacifique ; un véritable paradoxe, qui ne manquera pas de surprendre Elga.

"Je ne suis plus un tueur.
Et jamais - jamais - je ne prendrais la vie d'un nouveau-né. Un enfant n'a pas à hériter des torts de ses parents. Chacun mérite une chance de faire ses propres erreurs."


Il plante un regard déterminé dans les yeux de la jeune femme - puis reprend, d'une voix à nouveau douce et tendre, pour la rassurer.

"Je vais faire au mieux. N'hésite pas à crier, et à taper autour - il paraît que ça aide."

Lentement, Oliver enlève ses gants, les agrafe à sa ceinture, et pose ses mains sur les cuisses d'Elga - puis les retire soudainement, en se rendant compte qu'elles sont fraîches.

"Pardon."

Alors qu'il frotte ses mains l'une contre l'autre, pour les réchauffer, un des hommes d'Elga apparaît soudain dans l'embrasure de la porte. L'archer se tourne vers lui, et son visage dur suffit à rappeler la violence des coups échangés précédemment.

"Я заботюсь о ней. Я могу спасать ее. Принесите мне некоторую воду. И отпуск мы один.."
Je m'occupe d'elle. Je peux la sauver. Amène-moi de l'eau. Et laisse-nous tranquilles.

Lentement, Oliver se retourne vers Elga, et repose ses mains sur ses cuisses - elles sont plus chaudes maintenant. Au passage, il a appuyé sur son modificateur vocal, qui n'a plus grand intérêt pour l'instant.

"Détends-toi... enfin, essaye."

Il esquisse une grimace de sourire, puis approche ses mains vers la zone la plus intime de la jeune femme. Le sous-fifre rapplique, et dépose de l'eau chaude et du linge propre, avant de disparaître rapidement, bien loin de cette scène dangereuse.
Avec des gestes lents, précis et presque tendres, Queen se met au travail. Ses cinq ans au-delà de Starling City lui ont appris à développer de nombreuses compétences, y compris médicales.

"J'ai déjà assisté un médecin lors d'un accouchement..."

Il relève ses yeux, et hausse les épaules.

"... bon, j'espère que ça se passera mieux que la dernière fois..."

Oliver ne finit pas sa phrase, et laisse ses mots en suspend.
Il reprend le travail, et tente de faciliter au mieux l'accouchement. Ses mouvements sont doux, mais il ne peut s'empêcher de craindre pour la suite... l'enfant se présente mal.
Au bout d'un certain temps, il découvre quelque chose - il voit quelque chose.

"Le bébé... il approche. Pousse, plus fort. Pousse encore !"
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MessageSujet: Re: -Crybaby Cry - Oliver Queen    Ven 30 Déc - 13:06

La respiration courte et la vision trouble tout autour de moi deviennent sombre, morne, gris. J'ai peur, j'ai tellement peur. Je n'ai jamais autant eu peur. Je sens la mort, je sais qu'elle est ici et qu'elle nous regarde se demandant à qui elle va bien pouvoir souffler la mort. Quand j’entends sa réponse je rigole un peu en levant les yeux au ciel. Menteur. Ce rire n'a rien de normal c'est une sorte de rire pompeux et fou de douleur en même temps. Leurs deux regards s'affronte encore déterminé des deux côtés le temps quelle déverse son venin.

Menteur. Tu as pris la vie de plusieurs de mes hommes, tu la prends lentement à Slade et aujourd'hui c'est la mienne que tu venais prendre!

Tu. Est. Un. Tueur. Comme. Nous


Une contraction douloureuse me redresse, me ramène à la réalité et m'empêche de cracher plus de venin sur la figure de celui qui est, soyons honnêtes s'annonce comme étant mon Messi car il est vrai qu'avec un tel corps je ne pouvais faire les choses absolument seule. Sa voix redevient douce tandis que je serre des dents les mains toujours en train de réduire en charpie les draps, les yeux fermés qui pourtant n’arrête pas de couler. En sentant ses mains froides je sursaute et tremble dans un mouvement de recul. Je lui lance un regard demi-énervé et demi-apeuré. Personne ne m touche ici si je ne le veux pas et lui sans se gêner viens poser ses mains gelées sur mes cuisses douloureuses.
J'ai l'impression de délirer et d'avoir en fait une flèche dans la gorge ou je ne sais pas…
À ses excuses je ne trouve à dire qu'une seule chose les yeux fermés pitoyable.

J'ai mal…

Encore, je pleure et gémis de douleurs. Je ne suis qu'un amas de douleurs, de courbature. Orgueilleusement je voudrais que personne ne vois cela mais étant impossible j’aurais mille fois préféré être aux côtés de Slade. D'ailleurs depuis que je l'ai mentionné je pense à lui et il me manque, son absence appelle ma tristesse et c'est un peu pour lui que je pleure aussi.
D'un œil en coin je regarde ce qu'il fait et fait un faible geste à mon gorille qu'il peut faire ce que lui demande l'archer.
Quand il remet ses mains je grogne un peu en le regardant respirant fort en supportant la douleur comme je pouvais.

Si Slade pouvait être ici…

Je le souhaite tellement, même si, cela était possible dans la réalité j'aurais sûrement honte.

Il te casserait la gueule.

Je rigole un peu après avoir fini de prononcer mes mots en lesquelles aucune méchanceté n’était installée. Je le regarde en rigolant comme pour détendre l'atmosphère de cette situation étrange et ardente une seconde. Dans mon regard il y avait une once de respect pour lui qui commençait à se dessiner. À ces mots je réplique.

Personne ici n'aurait osé rien faire que m'emmener à l'hôpital et j'y serais morte parce qu'arrivée trop tard. Alors vas-y je t'y autorise,  aide moi putain…

Je ferme les yeux et plus doucement je chuchote:

S'il te plaît…

En ré-ouvrant les yeux je regarde mes pieds et je commence à les serrer pour continuer plus franchement le travail. Au bout d'un temps alors que je m’apprête à presque abandonner de pousser l'archer se met à s'exciter un peu plus et là dans un élan de spasmes et de courage je pousse encore et toujours plus ne pouvant dire quoi que ce soit.
J'étais bouillante et je m'accrochais à l'idée stupide qu'après cela tout irait bien… Mais en réalité je n'avais pas pensé une seconde à ce qui allait se passer. Les choses s’enchaînent rapidement et une fois la tête passée en quelques minutes les corps suivent sans plus grandes difficultés.

C'est finis ?...

Respirant enfin plus doucement je tend l'oreille et je l'entends pleurer de tous ses poumons. Je souris un peu gardant mes yeux encore fermés un instant juste le temps de reprendre quelques forces. Je regarde mon ennemi tenir l'enfant dans un linge propre. Je souris encore et je rigole un peu avant de regarder la petite chose dans ses bras. De nouveau je le regarde et tends mes maigres bras pour qu'il me le donne. Je ne sais même pas de quoi il s'agit mais je m'en fiche c'est mon bébé.
Tenir son enfant pour qui l'on a eu mal n'est-ce pas juste une récompense ?
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MessageSujet: Re: -Crybaby Cry - Oliver Queen    Dim 1 Jan - 18:53

Oliver Queen ne réagit pas quand Elga Brand évoque son statut et son passé de tueur ; à vrai dire, il n'y a rien à répliquer.
En effet, il a tué - il a pris des vies, il a torturé, et il a été un tueur. Il a été l'élève de Slade Wilson, et l'équivalent de ce qu'elle est actuellement - mais c'est terminé.
Il fut cet homme, ce tueur ; il ne l'est plus. Et ne le redeviendra plus.

Cependant, ses serments et ses voeux pieux s'évacuent rapidement de son esprit alors que la procédure d'accouchement continue. Il a déjà assisté un médecin dans une telle étape, il a déjà vu comment faire... mais ce n'est pas pour autant qu'il est à l'aise, ici et maintenant.
A vrai dire, il serait prêt à affronter Slade, Malcolm et toute la fichue Suicide Squad en même temps, plutôt que d'être là, à pénétrer l'intimité d'une ennemie, et à l'aider à mettre au monde l'enfant de sa Némésis.

"Ha."

Il esquisse un sourire, comme Elga, quand cette dernière évoque ce que Wilson lui ferait s'il se trouvait ici.

"Il essayerait, tout du moins. Et devrait après affronter la colère des centaines de femmes qui meurent d'envie d'épouser l'héritier le plus en vue en ville."

Son visage redevient soudain sombre et déterminé, en plongeant directement dans sa tâche.
Celle-ci est ardue, difficile. Il n'est ni à l'aise, ni expérimenté, et il craint pour la mère et l'enfant ; mais ça avance. Malgré sa maladresse, malgré la douleur infligée, malgré les dangers nombreux qui courent dans chacun de ses gestes, Ollie continue - et ça avance.

Sans un mot, sans répliquer aux grognements, souffrances ou demandes d'Elga, il fait au mieux et... voit la tête.
L'archer serre les dents, sent ses muscles se crisper - puis pose ses mains sur la petite tête. Avec des gestes lents, précis et doux, il parvient à suivre les mouvements du corps d'Elga, et facilite la sortie, lente et douloureuse, de l'enfant.
Qui s'échappe de l'intimité de la Russe d'un coup, comme s'il glissait sur un toboggan ; image étrange et désagréable, mais c'est bien la seule qui apparaisse dans son esprit à ce moment-là.

"C'est..."

Sa voix se brise, alors qu'il tient l'enfant dans ses mains.
C'est... si petit, si faible. Si fragile.
Il fronce les sourcils, pour se concentrer à nouveau. Il s'empare, à la hâte, d'un objet tranchant et stérilisé précédemment pour couper le cordon ombilical. Il récupère un linge propre, et l'applique par petites touches sur l'enfant, pour enlever le sang, les liquides et le rendre propre.

"C'est..."

Ses mots se bloquent, à nouveau. Son coeur bat plus vite, alors qu'il se rend compte que... il ne pleure pas.
L'enfant ne pleure pas.
Rapidement, mais avec toujours des gestes doux et tendres, il le touche, le chatouille, tente d'obtenir une réaction. Ses mouvements s'activent, ses paupières se froncent, son esprit commence à s'inquiéter, mais...

Il crie.
L'enfant crie.

Et Oliver ne peut s'empêcher de sourire, en entendant ce micro-beuglement initial, cette confirmation que la Vie l'emporte - et que le bébé va bien.

"C'est fini, oui."

Il sourit en voyant le bébé, qui gazouille déjà. Il est encore recouvert d'un peu de sang, de liquide, mais... il va bien. Il est en bonne santé, et il va bien.
Lentement, Ollie relève ses yeux, derrière son masque, et les pose sur Elga ; et tout change, alors.

"C'est fini", vient-il de dire - mais rien n'est moins faux.
Rien n'est fini : Slade Wilson est toujours en vie, et prépare sa vengeance, après avoir tué des quantités de gens et notamment Moïra Queen. Elga Brand, si touchante qu'elle fut lors des instants qui viennent de s'écouler, reste la tenancière de cette maison de mort, responsable de drames par dizaines.
Et là... là, il tient leur enfant. La clef, l'illustration de leur alliance. Un héritier, qui sera élevé dans la haine de la Justice et du Bien, qui poursuivra inlassablement la quête de ses parents et fera du tort à cette ville - et à ceux qui y vivent.

Assis, juste à côté d'elle, à quelques centimètres à peine de son ennemie... Oliver Queen hésite.
Il ne sait pas quoi faire. Non - il sait quoi faire. Il n'ose pas encore se l'avouer, et encore moins agir en ce sens.
Elga... aussi douce et gentille fut-elle, Elga élèvera cet enfant comme elle le souhaite, dans sa voie et celle de son père. Le bébé grandira, deviendra fort, deviendra enragé... deviendra un ennemi. Un ennemi qu'il aura du mal à affronter, car... comment s'en prendre à quelqu'un qu'on a mis au monde ?

Et ils le savent - il en est persuadé.
Elga et Slade le savent. Sans aller jusqu'à la manipulation ultime, l'archer sait que ces parents y penseront, et utiliseront l'enfant contre lui, contre sa conscience. Ils le feront, car c'est ainsi qu'ils font : ils transforment tout en armes.
Y compris leurs corps. Y compris leur enfant.

L'archer ne peut pas les laisser faire. Il ne peut pas les laisser le piéger... il ne peut pas les laisser manipuler et anéantir cet enfant.
Ses yeux se baissent lentement, et croisent le regard du bébé ; si jeune, si naïf, si neuf, si... innocent.
Il soupire. Il sait quoi faire - et il va le faire.

"C'est..."

Sa voix se brise. Il relève le regard vers Elga - et le plonge dans le sien.
Elle peut y lire un océan de détermination, de volonté... mais absolument aucun courage de dire quelque chose. De dire l'innommable. D'évoquer l'insupportable.

Ollie ne dit rien, donc.
Il se lève. Il garde le bébé contre lui, en continuant de fixer Elga ; son visage n'est que dureté et fermeté.
Il garde le bébé, en le tenant d'une seule main. De l'autre, il récupère son arc, ses affaires, ses gants - et recule. Pas après pas. Geste après geste. Mètre après mètre.
Il recule... puis se détourne d'elle.

Et alors que les cris commencent, que les hurlements montent, qu'Elga comprend et que la douleur explose - il s'en va.
Il se détourne d'elle. Il quitte cette pièce. Il court, pour dépasser les niveaux et disparaître. Il s'enfuit, pour offrir un futur meilleur, à cette ville mais aussi à ce petit être qui mérite tellement plus.
Il s'échappe du White Trash - et enlève un bébé à sa mère, bien conscient de l'horreur du geste et de ses conséquences à venir...
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MessageSujet: Re: -Crybaby Cry - Oliver Queen    Dim 1 Jan - 23:11

Être ailleurs, oh oui, quelle belle fantaisie pourtant bien réelle dans les entrailles de mes envies.
Quoique, je dois avouer qu'il a de l'humour quand il veut. À ses mots rétorqués j'avais sourit franchement alors qu'en cet instant les choses avançaient et défilait. Je suis tellement, mal, tellement douloureuse, tellement en plein délire, tellement en pleine folie, utopie que je ne remarque pas vraiment ta difficulté à m'aider.
En fait je ne me souviens pas mais je crois que je ne voulais pas voir. Je ne voulais pas voir, pas avoir à calculer la probabilité plus que probable que tu tues mon enfant. Je ne voulais pas ça. Non.

Je le regarde alors lui demandant si les misères étaient finis. Seulement il n'arrive pas à finir sa phrase. Il n'y arrive pas. Je me demande pourquoi parce que je ne comprends pas et essaye de voir tandis que ma tête, lourde refuse de me laisser trop de liberté. La pièce est si sombre en même temps. Puis mes yeux sont ampli de larmes de douleurs, de peur, de tristesse, de joie. Je n'arrive pas à bouger seulement mes bras que je tends en le regardant alors que lui bégaye une nouvelle fois et je ne comprends toujours pas pourquoi il bégaie. Je n'ai rien vu, rien qu'une parcelle de peau rose et rougis par mon propre sang.

Je respire doucement je renifle un peu en commençant à froncer les sourcils, inquiète, curieuse. Quand encore il recommence sa phrase pour l'achever enfin je me rend compte qu'il y a davantage de bruit. Oui. L'enfant. Mon enfant, pleure.
D'un coup je comprends. Je comprends pourquoi il a eu peur. Pourquoi il a hésité dans ses mots. Je soupire un peu avant de sourire un peu les bras tendus pour attraper cette petite chose qui pleure. Pour rencontrer ce petit être. Il a eu peur pour moi pour mon enfant et peut-être aussi pour lui mais il a eu peur. Il à fait preuve d'humanité envers son ennemie.

Tout à coup ces bégaiements prirent tout leur sens. À cet instant naquit une confiance nouvelle concrète et un respect similaire pour lui mon ennemi.
À cet instant, j'oublie également quelque chose et pas des moins importants.
Oui.
J'oublie que c'est mon ennemi. Erreur fatale, seulement en la commettant je ne m'en rend pas compte non. Je ne vois pas. Je ne vois qu'un sauveur et mon enfant.

Je ne vois pas la réalité, je reste dans cette espèce d'utopie que oui, tout est finis. Mais non. À peine j'effleure la tête de mon petit que je commence à sentir l'odeur. Oui l'odeur de la pièce l'odeur de l'enfant l'odeur de mon ennemi l'odeur de la réalité putride. Je relève les yeux sur lui, demandant dans mes dernières minutes d'inconscience:

C'est un garçon ou bien une fille ?

Mes yeux sont pleins d'espoirs, de tendresse idiote alors que je le regarde, un sourire en coin, mon corps brûlant de désir de sentir ce petit être tout contre moi pour sentir son cœur battre.
Je le vois baisser son regard sur l'enfant se mettant instantanément comme s'il cherchait la réponse à ma question. Alors qu'il débute une phrase je le regarde m'avançant un peu en essayant presque de me lever. Seulement, mes entrailles intimes encore douloureuse me rappelle à l'ordre et m'empêche de bouger plus.

Là il me regarde. Son regard me marque. Il est dur froid il est la réalité qui vient doucement me percer le cœur. Je le vois se lever avec l'enfant dans ses bras. Je le vois le prendre tout contre lui alors qu'il pleure encore de tous ses poumons. Mes entrailles hurlent, mes entrailles hurlent  leurs instinct maternel animal qui me demande de défendre cette petite chose qu'on me retire.
Là je me réveille.
Je reviens dans la réalité le souffle court.
Cette pièce sombre. Mon ennemi, mon enfant, moi, le sang, le verre, la fragilité de mon corps… Je le vois partir tandis que je secoue doucement la tête des larmes, la colère montant en puissance. Et là il se tourne. L'impardonnable est fait. Les cris débute en allant crescendo.

Non… Non… NON NON  NON ! REVIENS ! REVIIIIIIENNNS ICI !
TU N'AS PAS LE DROIT. PAS. LE. DROIT
NON !


Je marque une minuscule pause.

JE VAIS TE TUER !

Larmes, tremblements, sanglots je deviens furie furieuse et je hurle, je hurle toujours plus fort, j'insulte en russe. Je frappe le matelas souillé j'essaye de bouger et dans un élan d’adrénaline je me lève.
Une seule seconde s'écoule que je tombe dans le verre qui s'enfonce dans la violence de ma chute au fond de ma chaire.
Là je ressemble à ce que je suis. Une perdante lamentable, pitoyable.
Il a la victoire. Elle est à lui. Moi je suis à terre encore une fois.
À moitié nue sans dignité, je me sens violée souillée. Il m'a tout pris. Tout. Je suis à terre souffrante, mourante. Il à touché l'intouchable en se glissant tel un silure dans ma confiance restreinte.
Il a réussi à me démolir à me poignarder dans le dos.

Mes gorilles bien que capable lui courent après,  évidemment sans résultat. Parce qu'eux n'ont pas la rage... Ils mourront de mon courroux.

Et moi, je pleure ma défaite à la douleur insupportable tandis que de la trahison de ma confiance et mon respect, une graine amère germe dans mon cœur.
De là, dans un chuchotement je me fais une promesse plaine de sentiments, de haine, de douleur, de sincérité et surtout de violence.

Tu me le payeras Green Arrow. Tu. Me. Le. Payeras. Cher.

***


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