Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Sam 12 Nov - 15:46




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




Certains jours je me demande franchement ce que je fous. Quand je repense à mes années d’études, au chemin parcouru depuis les bas-fonds de Vegas, aux embûches à surmonter et au nombre de fois où j’ai évité la mort depuis ma rencontre avec Oli, je me dis simplement que je suis totalement folle. Qui de normal aurait accepté de vider le contenu d’un ordinateur truffé de balles en faisant semblant de gober le coup du café, de déverrouiller une clé USB pour un faux voyage à la clé et au final avoir à frotter sa banquette arrière du sang de son patron ? Combien aurait fuis une telle situation ? Au lieu de cela moi, j’étais restée et pire, j’étais tombée amoureuse de cet homme, qui ne devait pas imaginer trois secondes que la geek blonde ressente ce genre de sentiment lié au commun des filles de son entourage.

Non, quelque chose ne tournait définitivement plus très rond dans ma tête, enfin si on peut encore se dire que le rouage a une fois tourné dans le bon sens et que j’ai toujours su gérer ma vie. Le regard perdu devant l’écran, je n’entendais plus les paroles de Monsieur Martinez qui me demandait en boucle depuis des heures de lui installer des logiciels ou de réparer un dossier. Il passait à peine le seuil de la porte qu’il revenait à moi pour une nouvelle demande. Si en temps normal, je tenais le rôle de l’assistante blonde du super PDG de Queen industrie, aujourd’hui je me retrouvais quelque peu avec un nombre de pannes et demandes des plus déviantes. La cause ?

A la bonne idée de mon patron qui avait donné congé à ses équipes informatiques de l’immeuble en les envoyant toutes le matin même dans une filiale de Star Coats pour réparer un énorme bug que j’aurai sûrement mis à mal depuis l’Arrow cave s’il m’en avait parlé avant. Mais non, je devais pour ma part me concentrer sur la mise à jour de ses rendez-vous pour lui ménager du temps sous la capuche... la belle affaire, car depuis son départ, je n’avais plus eu une minute à moi, croulant sous les demande d’appels au secours d’applications en panne, d’ordinateurs boudeurs, de téléphones défaillants. Si j’avais imaginé en voir le bout il y a une heure, c’était sans compter sur Martinez, son visage rouge de chaleur comme étouffé par sa cravate avec des dessins de canard jaune sur font vert qui avait fait irruption dans mon bureau, à la limite du malaise.  Me demandant encore pourquoi il ne m’avait pas au moins demandé de lui trouver une équipe sur place, remontant mes lunettes sur l’arrête de mon nez et me disant qu’avec une simple note d’information de sa part, je ne serai pas encore à la nuit tombée à écouter Monsieur Martinez et son questionnement sur comment créer un pdf, ou encore placer en signature une vidéo. Le tout en tachant de respirer avec la bouche tel un poisson rouge dans son bocal pour ne pas mourir sous les assauts de son eau de toilette trop puissante. Après un moment de silence, je relevai les yeux sur l’homme qui me détaillait impatient.

« Monsieur Martinez, enfin » Je déposai les yeux sur la petite étiquette en cuivre à sa veste. « Raoul, vous me permettez que je vous appelle par votre prénom. Après deux heures à vos côtés dans ce petit lieu clos » Bien sûr qu’il allait le permettre et dans le cas contraire à ce niveau, je m’en fichais comme de ma dernière culotte.

« Combien Oliver Queen vous a payé pour me pourrir ma soirée au juste ? » L’homme eut un air perdu et un mouvement de recul que je ne manquai pas de noter. « Ok je vois, alors je vais être plus claire, vous prenez votre machine qui à présent pourrait même faire pâlir de jalousie Kim Kardashian et lady gaga et vous sortez de mon bureau, il est plus que temps de retrouver madame Martinez, et demain matin, vous direz à monsieur Queen d’aller se… » Je repris mon calme face à son air qui se décomposait.

« … D’aller se chercher son café lui-même ou avec l’aide de l’équipe informatique de Coast city » Je lui fis un sourire courtois en lui tendant sa machine et en me relevant pour le saluer « Car pour ma part, je récupère mes heures supplémentaires. » Plaquant l’ordinateur sur son veston. « à présent je vais prendre ma veste, fermer mon bureau et vous allez filer où vous voulez avec votre machine de compétions me noter toutes vos questions et me les envoyer en mail avec une belle signature vidéo comique. Ok !? »

Je débranchai d’un geste le chargeur de l’ordinateur et dans un même mouvement m’avançai coller sur l’appareil, allant rejoindre son torse et la farandole de canard sur la cravate de l’homme. Dépassant Raoul et son précieux jouet rempli de pannes imaginaires.

« Bonne soirée Raoul, la porte est par là. »

L’homme stupéfait n’ajouta pas un mot, ses épaules tombant et la démarche traînante, il me faisait à présent penser à un enfant pris en flagrant délit. Quand il fut enfin parti, j’attrapai ma veste et l’agenda d’Oliver pour aller le placer sur son bureau. Si mon pas était loin d’être aussi plat que celui de Martinez, il finit toutefois par se radoucir un instant quand mes yeux tombèrent sur la photo posée sur l’enfilade.

J’inclinai la tête lentement, m’avançai vers cette dernière pour la détailler plus en détail, la pièce était à présent seulement éclairée par la lumière filtrante du couloir et des points des buildings voisins. On pouvait y voir un Oliver pas plus grand que trois pommes, un large sourire sur le visage à côté de feu Robert Queen tenant une canne à pêche et un poisson aussi grand que le garçonnet. Sans un mot je caressai de l’index le verre polis du cadre avant de sursauter à cause de l’arrivée surprise de Benita et son chariot.

« Vous êtes encore là Miss Smoak… » Me lança-t-elle d’un air presque réprobateur et maternel.

Cette fois, c’est moi qui courbais les épaules comme une enfant prise en flagrant délit, reposant le cadre à sa place.

« J’ai bien connu monsieur Queen père et le monsieur Oliver enfant, vous savez il n’a pas toujours été aussi renfermé, Miss Smoak. Il a de lourdes responsabilités et le naufrage, les pertes de ses proches… » Je relevai un regard interrogatif vers la femme sans âge qui délaissait son chariot pour s’approcher de mon emplacement.

« Quelque part les hommes Queen cachent bien des mystères vous savez, mademoiselle. » Pour ce point je ne pouvais le nier, si Oliver était devenu ce qu’il était c’était à cause de bien des maux, mais pour son côté lunatique que je ne suivais pas toujours, je pouvais en effet affirmer qu’il était un vrai mystère.  

Je congratulai Benita d’un sourire et d’un simple bonsoir gêné, puis sans demander mon reste pris la route du parking, à présent furieuse de ne plus lui en vouloir assez pour lui faire le coup de pas me présenter à mon poste demain en fin de mâtinée. *Merci Bénita, Oliver vous doit une prise de tête en moins* Me dis-je tout en cherchant les clés de ma voiture, quelques minutes plus tard je m’enfilai dans la circulation.  

Le temps avait tourné depuis le matin a une douce pluie et c’est la musique lancée dans des sonorités de volume décadentes que j’avalai les kilomètres entre mon bureau et mon logement, le tout à demi hypnotisée par la danse continuelle des balais d’essuie glace qui dans une danse soutenue tentaient de repousser la grisaille de cette fin journée.

Si par beau temps j’aimais prendre les rues à pied pour longer les fleuves, Aujourd’hui je bénissais le dieu Audi d’avoir créé ma voiture, alors que mes yeux se déposèrent sur mon écran et que j’appuyai sur la commande vocale, une voie mécanique raisonna par-dessus la voix suave du chanteur des u2, me demandant de parler après le bip.

« Merci pour cette très agréable journée, ce fut un plaisir à ne pas renouveler sous peine de fessées monsieur Queen » Je lançai un regard à l’écran qui affichait mes mots et appuyai sur la commande effacer quand par je ne sais quel sort la voix me gratifia de l’envoi, me faisant bondir sur mon siège et pester. Je n’eus pas le loisir de pousser un second message que mon pied enfonça la pédale de freins juste à temps pour voir la voiture qui me précédait piler et me forcer dans un second sursaut à faire de même, ma roue heurta le trottoir et un bip horrible raisonna pour m’annoncer que je venais de crever, alors que je me retrouvais dans une rue mal éclairée où l’unique voiture que je suivais depuis un moment disparaissait à l’horizon.

« Non, non la boulette ! » Grognais-je, avant de me ressaisir et d’appuyer sur le bouton de commande pour stopper le bip, plantant mes yeux autour de moi tout en poussant un soupire. Glissant ma main dans mon sac pour trouver une dépanneuse, je fus cette fois bien médusée de voir que je n’avais aucun réseau. Relevant les yeux et poussant les essuie-glace pour plus de visibilité, je trouvai la réponse à mes maux avec la tour de téléphone pliée et pas encore réparée depuis le tremblement de terre.

« Génial Bravo Fel ! »  

D’un pas traînant, je me glissai sous la pluie pour constater que le simple changement de roue ne résolvait rien. Pire que j’avais louper l’intersection pour rentrer chez moi avec ce maudit sms et que je me retrouvais à un pâté de maison de ma route. Totalement incertaine de revoir ma voiture si je la laissais là, plantée à demi à cheval sur le trottoir…

code by © Jerry


_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Dim 13 Nov - 22:17

(HJ/ Quel super message, bravo ! Smile /HJ)

Les minutes s'égrènent, tristes et désespérées.
Dans cette portion anonyme de route dans la banlieue de Starling City, le véhicule de Felicity Smoak, qui a déjà beaucoup donné au service de sa maîtresse mais qui semble tirer définitivement la langue. La voiture n'en peut plus, et ne se relèvera pas avant de nombreux et coûteux soins, qui seront donnés par un garagiste passionné - demain, bien sûr.
Pour ce soir, la jeune femme doit se débrouiller seule, sans moyen de communication, sans moyen de transport, et sans aucune aide possible... autant dire que la suite ne s'annonce guère agréable.

Cependant, après plusieurs et longs instants difficiles, où la fatigue de la journée s'est additionnée à la lassitude de devoir supporter Monsieur Martinez et les nombreuses autres nuisances qui n'ont cessé de la hanter durant ses heures de travail... quelque chose se passe.
En vérité, quelque chose arrive.

Si une pluie intense continue de tomber, une pluie terrible et sans fin, qui pénètre les vêtements et les chairs, pour geler jusqu'à l'os, un bruit terrible se fait soudain entendre.
Un rugissement puissant agresse l'ouïe de la jeune femme, avant qu'elle ne puisse entrapercevoir, au loin, une silhouette massive filer sur la route qu'elle a emprunté quelques temps précédemment.


Ce vieux modèle de voiture américaine s'avance rapidement sur l'asphalte - avant de s'arrêter, brutalement, à quelques mètres de Felicity.
La chaleur dégagée du moteur entre en collision avec la pluie, créant une légère vapeur qui bloque la vision vers l'habitacle. Le véhicule continue d'être allumé, et reste silencieux et immobile pendant quelques secondes... des secondes qui pourraient ne pas rassurer la jeune femme, seule au milieu d'un passage sombre et abandonné, sans moyen de communiquer avec l'extérieur.

Cependant, l'attente s'achève quand la portière côté conducteur s'ouvre puis claque, violemment.
Des pas résonnent sur la route, alors qu'une silhouette apparaît au détour du véhicule.

"Pardonnez-moi : je suis en retard."

Une voix, douce et chaude, se fait entendre. Des doigts glissent lentement sur le pare-choc chaud, alors que Felicity découvre la silhouette de celui qui a adopté une conduite aussi sportive pour venir jusqu'ici.
Une silhouette...
... une silhouette qu'elle ne peut que reconnaître, bien sûr.

"Vais-je recevoir, de ce fait, plus de... fessées ?"

Oliver Queen, vêtu d'un costume impeccable, d'une chemise blanche entrouverte sur son torse, esquisse un sourire charmeur.
Même s'il commence à être totalement mouillé par la pluie qui ne cesse de tomber sur cette zone de Starling City, il demeure imperturbable, les mains dans les poches ; une certaine définition du style, il faut l'avouer.

"Bonsoir, Felicity. J'ai eu vent de ta... non, du contenu difficile de ta journée. J'étais sur le point de te rejoindre au bureau, quand j'ai réceptionné ton SMS... puis, le signal d'alerte de ton véhicule."

Il s'avance, esquisse un petit sourire. Il sort, soudain, d'une poche un petit parapluie, qu'il ouvre et propose directement à Felicity.

"Tous les véhicules de tous les employés de l'entreprise bénéficient de systèmes de sécurité et d'alerte... nous tenons à nos forces vives, mademoiselle Smoak."

Ollie s'avance, jusqu'à être à quelques centimètres à peine de la jeune femme, sous le parapluie.

"Je me suis permis de venir en personne... en espérant échapper à quelques "punitions", si je puis dire."

Son sourire se fait alors plus grand, plus sincère, plus pur.
Durant cet instant, cet instant seulement, Felicity peut alors découvrir l'âme de son employeur - celle d'un homme bon, sincèrement bon, mais qui ne laisse jamais cet aspect de lui-même s'échapper. Jadis, parce qu'il refusait d'y donner de l'intérêt ; maintenant, parce que l'enfer s'est abattu dans son existence, et qu'il sait qu'il doit se défendre et défendre ceux qui lui sont proches, face aux monstres qui rôdent.

"Bref... je te ramène ?"

Un petit clin d'oeil, et Oliver recule pour montrer de la main son véhicule encore allumé, prêt à quitter ce lieu mouillé, froid et désespéré au plus vite !
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mar 15 Nov - 13:11

"""hj: Merci j'aime beaucoup, ta réponse, j'avoue qu'elle m'a un peu perdu au début mdrr"""



“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




Je me demande ce que serait ma vie si sur mon chemin, je n’avais pas croisé des personnes vraies, qui prennent vraiment le temps de voir plus loin que leurs petits besoins personnels ou simplement ce que je peux leur apporter. Je ne me suis jamais vue comme la réponse à tous les maux, je pense même que je peux être facilement oubliée ou remplacée, j’ai mes capacités bien à moi, mes méthodes, mais je suis vraie, honnête au plus profond de mon cœur. Je peux ainsi paraître lunatique, voir folle car parfois quelques-unes de mes pensées s’échappent décousues et peuvent prêter à confusion, à rire ou à se vexer. Mais en général ceux qui me sont proches, qui m’apprécient pour ce que je suis vraiment, apprennent à lire plus loin que cela, ils comprennent que je dis les choses simplement sans douce tapisserie pour enrober mes dires et que cela peut être embarrassant pour eux, mais aussi pour moi quand en plus je dois détailler mes dires pour ne pas m’enfoncer face aux personnes qui elles n’iront pas chercher plus loin ou voudront en tirer que ce qui les arrangent…

La lune était encore pleine, le vent soufflait doucement sur moi, faisant voler les pans de ma veste en velours, malmené par la pluie battante. Je resserrai doucement les pans ruisselants de celle-ci et d’un même mouvement relevai le col repoussant au-delà de ma chevelure dorée. Ralentissant le pas après quelques mètres. Plantant une nouvelle fois mon regard sur l’écran, dérangée par l’amoncellement de buée et d’eau sur les carreaux de mes lunettes de repos. Soupirant face à l’évidence de l’obstruction visuelle, je me résignai à me défaire de celles-ci, les glissant rapidement dans ma poche et réactivai mon écran pour constater qu’aucun progrès n’était visible au niveau du réseau. Comment en étais-je arrivé à cela ? Moi qui en temps normal avais toujours un coup d’avance sur la technologie, j’étais franchement dans de beaux draps.

Il était tard, bien trop tard pour que je croise qui que ce soit dans cette rue sombre. Non loin se dessinaient quelques manufactures délaissées, bâtiments sans usage, et un parc connu de tous et mal-aimé des habitants du bon côté de la barrière. J’avais plus d’une fois envoyé Arrow sur place après des signalements, et sur l’instant je n’avais aucune envie de le traverser, même si cela impliquait une plus longue marche vers un possible arrêt de bus. Avançant de quelques pas, je me souvenais que près d’un an avant le retour d’Oliver une série de meurtres avait défrayé les chroniques. Leurs cruautés ainsi que leurs violences particulières avaient fait de nombreuse unes. Et si depuis lors Oliver sous le couvert de sa capuche avait remis de l’ordre, certains souvenirs ne s’effaçaient pas. Et en cet instant je me sentais comme une gosse face à la peur du monstre imaginaire dans son placard. Me stoppant malgré le sale temps pour détailler une fois de plus mon téléphone inutilisable.

* Sérieusement, dans quel bordel je me suis encore mise ? * Me dis-je, tout en regardant autour de moi si j’avais une échappatoire. Sauf que non, la rue ou j’avais bêtement atterrie semblait coupée du monde qui l’entourait. Cela faisait à présent dix minutes et je n’avais pas encore avancer d’un iota, juste assez pour mieux voir que j’étais définitivement vouée à prendre par le parc, mais pas suffisamment pour ne plus détailler ma voiture, immobilisée sur place par mes soins.

* Un jour pense à demander à ton patron quelques cours d’autodéfense. * Me sermonnais-je.  Réalisant une fois de plus que mon courage n’était pas suffisant, et sachant surtout que je ne n’étais pas de celles capables de démonter un homme en deux coups, tout sourire. Non, mes mains, elles sont douées sur un clavier, pas sur une tronche.  Je tentai donc une nouvelle fois de lanxer une recherche de réseau quand deux phares attirèrent mon regard et se stoppèrent non loin, me faisant hésiter à reprendre le pas ou me reculer d’un pas...

" Bonsoir Felicity, j'ai eu vent de ta... non, du contenu difficile de ta journée. J'étais sur le point de te rejoindre au bureau quand j'ai réceptionné ton SMS... puis, le signal d'alerte de ton véhicule."
Le romantisme, parlons-en dans ma tête, c’est un pique-nique dans les bois avec un panier, quelques oiseaux qui chantent, une nappe en damier et un fond de musique, c’est Oliver armé d’un sourire qui est allongé à mes côtés et moi la tête sur ses incroyables abdos qui lui demande s’il veut des chips ou s’il préfère quelques fraises. Le romantisme est pour moi fait de choses bancales simples où le monde s’oublie et où nous ne sommes plus entourés de fous qui veulent à tout moment changer l’univers en zone de guerre et de peine. C’est le regard d’Oliver quand il est amusé de mes gaffes ou encore les arrêts sur écran de mon imagination fertile imaginant un baiser loin de tout regard. C’est...  

Enfin bref, pour le coup, si j’avais une seconde imaginé trouver mon patron abusivement sexy en diable volé à mon secours, je n’aurai sûrement pas eu une bouche pantoise incapable de dire un mot alors qu’il approchait. Le détaillant, médusée et soulagée. Cherchant encore quelques secondes une répartie, un truc à dire qui ne semblait pas vouloir franchir la barrière de mes lèvres tellement j’étais éblouie par sa simple vision.

"Tous les véhicules de tous les employés de l'entreprise bénéficient de systèmes de sécurité et d'alerte... nous tenons à nos forces vives, mademoiselle Smoak."

Je me mordis les lèvres clairement intimidée par ce qui se déroulait devant moi et qui faisait non pas écho à un fantasme mais carrément à une série de dix saisons d’Olicity, sexe in the Starling City. Bon ok le titre est nul et pas super recherché, mais attendez, vous avez regardé ce type ? Comment ne pas imaginer une seconde ses mains sur vous ou simplement ses lèvres qui vous dégustent ? * Bon du calme, respire Fely, respire, tu as tenu jusque-là, t’es une grande fille, tu peux encore tenir… Non sérieusement tu range tes drôles d’idées, tu ne fais pas le poids, tu ne lui arracheras jamais même une échappe si tu le voulais... Quoi que ? Non ! *
Inspirant profondément un peu de calme alors qu’il se fixait à un toucher de mes doigts. Mon regard se glissa sur son corps, se sculptant peu à peu sous la pluie. D’un mouvement calme il sortit un petit parapluie alors que je ne réalisais pas encore qu’il se trouvait réellement là. Bien ici où je n’imaginais pas le voir apparaître oubliant, jusqu’à l’existence des traceurs sur les voitures, qu’il avait fait placer quelques mois plus tôt.

"Je me suis permis de venir en personne...en espérant échapper à quelques "punitions", si je puis dire."

Son sourire illumina ses traits alors que je m’empourprais. Maudite application. Avec tout cela j’en avais oublié mon sms, pire j’en avais oublié le contenu.  

« Oh mais, c’est toujours possible. Enfin avec un peu de coopération de ta part… » Lançais-je, me mordant aussitôt les lèvres en vocifèrant intérieurement. « Enfin... »

"Bref... je te ramène ?"

C’est fois, j’étais bien revenue à moi et toujours aussi à droite visiblement. M’avançant vers la voiture à ses côtés, je fus stoppée net et projetée en arrière. Si un instant, j’eus le secret espoir que j’allais rapidement quitter les lieux, mes espoirs tombèrent comme un pudding trop cuit et je peux vous dire que ce plat est dur à faire. Pas un mot ne sortait de ma bouche, tandis que ma main libre se glissait dans mon sac et tentait d’attraper n’importe quoi : la bombe au poivre ou encore un crayon pour lui planter dans la main, mais ce fut mon tube de rouge à lèvres qui s’invita sous le regard de l’homme, clairement amusé. Par cet acte malheureux et particulièrement risible en soit, que faire d’un bâton à lèvres dans ces moments, lui offrir un maquillage à la Joker ? Sauf que voilà, pour se faire, il aurait fallu que je sois une pro du gribouillage de face et pour cela je n’égalais pas ce type. Réalisant à peine que je me retrouvais au sol alors qu’il pointait son arme, se balançant entre Oliver et moi.

D’un mouvement rapide, il arracha d’un geste mon sac, qu’il envoya voler bien trop loin pour que je puisse nourrir même l’idée de tenter une seconde pêche miraculeuse. Un bruit de verre me notifia aussi la perte de ma tablette et donc de mon seul outil réel de défense. Et, bien sûr, comme on le dit souvent, où sont les justiciers à ce moment-là ? Juste à côté, le seul souci est qu’il me tenait en joue, le canon si proche que je pouvais en visualiser les ciselures. D’un second mouvement, sentant le danger, il m’agrippa une nouvelle fois je n’eus pas le temps de réellement réaliser que l’objet brillant qu’il glissa sous ma gorge était une lame visant à contenir le célèbre milliardaire. Mon regard se braqua sur Oliver, le suppliant de ne pas prendre de risque, certes, il savait se défendre, mais là tout était différent, il n’était pas sous la capuche. La main de l’homme ne me relâchait pas. Il n’avait pas encore dit un mot sur ce qu’il attendait de moi, mais je n’en avais pas besoin, mon sac sur le sol signifiait à lui seul que ce n’est pas mon portefeuille ou mes richesses qui l’intéressait et sa main baladeuse au début avait clairement exprimé ses idées. Je tentai sans bruits de me détacher de sa prise une nouvelle fois alors qu’il laissait échapper un rire à la limite du sadisme. Reculant d’un pas, je me retrouvai plaquée au capot de la voiture, alors que sa main libre devenait baladeuse et me fit bondir de colère.

« Toi le pingouin, tu bouges je la découpe. Alors reste sage… »


code by © Jerry


_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Ven 18 Nov - 20:35

Son sourire demeure fixé sur son visage, alors que Felicity se rend compte de sa présence auprès d'elle.
La jeune femme, fatiguée par une longue et difficile journée de travail, a besoin d'une poignée d'instants pour se rendre compte de l'identité de celui qui vient de s'arrêter devant elle. Elle finit elle-même par sourire, avant de glisser une petite réplique, mi-humoristique, mi-provocatrice.

"Mmh."

Une étrange lueur brille soudain dans son regard. Les mains plongées dans les poches de son pantalon de marque, il fixe la jeune femme alors qu'elle s'approche de lui.
Elle est belle - il doit bien l'admettre. Très belle, même.
Oliver sait, cependant, qu'il ne peut poursuivre ce type de pensée. Depuis que Shadow a été tuée par ce monstre d'Ivo, il a compris que toutes celles qui s'approchaient de lui étaient destinées à souffrir ; Sara, d'abord, qui a survécu à de nombreuses horreurs, mais à des prix terribles ; Laurel, bien sûr, qui n'a cessé de s'écrouler au fil des années et de ses trahisons ; sa mère, qui a été assassinée pour le toucher ; et Thea, qui prend désormais ses distances pour se protéger.

Felicity Smoak est une sublime jeune femme, intelligente, attirante, et qui lui permet d'être réellement lui-même.
Il tient à elle - beaucoup.
C'est donc pour cela qu'il ne doit guère poursuivre ces pensées, et maintenir une réelle distance entre eux.

Plongé dans ces pensées, ces hésitations, ces craintes et ces troubles, Queen n'est guère concentré, guère ouvert à son environnement. Il est persuadé de maîtriser entièrement l'action, il est sûr de pouvoir tout gérer... car il n'y a, finalement, rien à gérer.
Il se trompe.

Alors qu'Ollie laisse Felicity passer devant lui, et qu'il fixe le sol en se tournant, il est trop lent, trop dissipé pour intervenir.
Devant ses yeux, une ombre s'échappe des ténèbres et se précipite sur Felicity. L'action est rapide, terriblement rapide, comme à chaque fois.
La jeune femme est brutalement repoussée en arrière ; si elle tente d'attraper quelque chose dans son sac, elle n'en a guère l'occasion. Elle est propulsée au sol, et menacée par une arme à feu - mais ce n'est pas pour elle.
C'est pour lui.

"Non."

Le mot est étouffé entre les lèvres de l'archer, alors que ses jambes demeurent immobiles en découvrant l'importance et la violence du danger.
L'ombre jette un coup d'oeil rapide vers lui, avant d'attirer Felicity vers lui. Il se débarrasse du sac de la jeune femme, puis sort une lame, qu'il glisse sous sa gorge avant de la précipiter sur le capot.
Un rire malsain, sale, s'échappe de ses lèvres retroussées alors qu'il se jette sur elle. L'ombre tient toujours ses deux armes, menaçant autant Oliver que Felicity, maintenant sa lame entre deux doigts tandis que les autres glissent honteusement sur elle.

Ses intentions sont claires, avant qu'il ne les exprime à haute voix.
Ces quelques mots suffiraient à rendre Oliver fou de rage - s'il ne l'avait pas été depuis l'irruption de l'ombre.

Intérieurement, son coeur est en feu ; mais son esprit demeure calme, froid. Terriblement froid.
Il sait qu'il doit agir avec précision, et discrétion. Autant pour protéger son identité secrète que pour l'aider, elle. Même s'il doit la sauver, même s'il doit intervenir, il est dans l'obligation de suivre la ligne qu'il s'est fixée, pour que son secret ne soit jamais révélé. Il faut...
Non.

Non, ce sont des conneries. Non, son secret ne justifie pas d'attendre. Non, il ne peut rester immobile.
Non, il ne peut le laisser faire.
Non, il ne peut la laisser dans cet enfer sans agir.

Quelques instants se sont écoulés, depuis ces mots plein de vice. Quelques instants, horribles, durant lesquels ses doigts ont glissé, touché ce qui ne leur a pas été permis. Quelques instants, donc, qui ont fixé l'attention de l'ombre sur sa victime, et endormi sa vigilance.
Quelques instants qu'il entend utiliser à bon escient.

Sans un mot, Oliver se précipite, après ces quelques instants.
Vif, rapide, terrible, il arrive sur l'ombre avant qu'elle ne l'ait remarqué ; et quand elle le découvre, enfin, il est trop tard. Son poing, fermé et rageur, s'écrase déjà sur son visage, alors que son autre main frappe un nerf. Un double cri de douleur s'échappe des lèvres ennemies, alors que l'ombre recule et lâche son arme à feu - sa main désormais endormie pendant longtemps.
Silencieusement, encore, Queen enchaîne : son genou se lève pour faire chuter la lame, et ses mains agrippent la veste bon marché et puante de l'ombre pour l'attirer à lui. Son crâne s'écrase sur un nez, qui craque ; puis, une seconde fois ; et encore une troisième.

La tête d'Ollie tourne un peu, mais ce n'est rien par rapport à l'autre ; et, même : la haine terrible qu'il ressent à son égard lève tout trouble que l'archer peut ressentir.
Alors que quelques secondes à peine se sont écoulées, moins d'une minute, Oliver ne s'arrête pas. Crochet du droit, crochet du gauche, et balayage.
L'ombre s'écroule au sol ; il le suit.

Alors que l'agresseur est allongé, dos contre une flaque gelée et désagréable, Queen place ses genoux autour de son torse. Et il frappe - encore.
Crochet du droit. Crochet du gauche. Crochet du droit. Crochet du gauche. Encore. Encore. Et encore.
Sans s'arrêter. Sans ressentir la douleur de ses phalanges, rougies par la souffrance. Sans se rendre compte que l'ombre ne bouge plus, vaincue et en danger.
Sans s'arrêter - sans s'ouvrir au monde. Seule compte la haine, et ce que l'autre a osé lui faire. Ce que la femme qu'il... ce que cette femme a subi justifie tout ça. Et bien, bien plus encore...
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Ven 18 Nov - 23:32




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




« Lâche-moi ou je te jure que … » La main qui était un instant plus tôt posée sur mon corsage se plaqua sur ma bouche, me faisant hurler alors que mon talon entrait en collision avec ma jambe, cherchant à me forcer à laisser passer. Je pouvais sentir le regard d’Oliver et contenant mes mots, je braquai les yeux sur lui, suppliant presque de ne rien faire qui pourrait lui nuire. Il n’était pas sous la capuche, pas en sécurité tout autant que moi et je n’étais pas prête à me laisser tripoter sans bouger. Sans tenter du moins de gagner assez de temps pour que l’homme change d’idée.

Sa lame vrilla quelque peu et dans mon mouvement, entamant contre tout attente mon épaule, qui me brûla comme piquée au vif, et me fit malgré mes résolutions, crier. Alors mon corps en réflexe tenta de se recroqueviller un instant, encore entravée du poids de mon assaillant. Un moment suffisant pour que tout s’enchaîne et qu’Oliver prenne le pas sur l’homme au visage caché sous une capuche. Soulageant mon corps de sa prise et me faisant glisser rapidement sur le sol devant les phares allumés de la voiture de luxe. Non loin des ombres bougeaient rapidement, des sons me provenaient, comme étouffés, ma main se glissait lentement sur la déchirure de ma veste et trouva le carmin chaud de mon sang.

Je n’avais aucune idée de l’état dans lequel je me trouvais, ce qui était certain en revanche et que cela ne m’empêchait pas de bouger mon second bras. Mes pensées divaguaient entre l’instant où j’allais monter dans la voiture soulagée et le moment où je me retrouvais là sur le sol, le regard à demi perdu entre choc et présent. Un mouvement après l’autre je me retrouvai perchée sur mes jambes tremblantes, détaillant l’homme au sol et Oliver qui n’en finissait pas de le marteler de toute sa rage. Pas après pas, je m’avançais.

« Ollie stop… » Murmurais-je une première fois.

« Oliver arrêtes ! » Demandais-je plus fortement. D’un mouvement je me glissai derrière lui et passai mes bras autour de lui, l’enlaçant sans crier gare. « Arrête, s’il te plait, c’est bon arrête toi ! » Mes bras se serrèrent autour de lui, oubliant jusqu’à la douleur, jusqu’au temps horrible qui déversait des trombes continue d’eau glacée. Fermant un instant les yeux, je plaçai mon oreille contre son dos et écoutai les battements rapides de son cœur.

« Viens on appellera les secours après, partons. » Dis-je sans le relâcher aussitôt.  Il me fallu quelques secondes pour me relever et me diriger vers mon sac, quelques secondes où je n’osai plus regarder vers lui de peur qu’il m’en veuille de l’avoir collé dans une telle soirée.

Quelques secondes qui me parurent des heures. Récupérant tour à tour ce qui s’était échapper, je glissai le tout dans mon sac et revins vers la voiture sans un regard pour l’homme au sol.

« Partons, dès que j’ai du réseau je ferai venir une ambulance. Mais pour le moment pas question que tu sois vue ici. » D’un pas plus décidé face à l’importance de tenir loin de tout cela mon patron et mon ami, je me glissai sur le siège passager, claquant la porte.

C’est seulement sous le couvert de la voiture que je m’autorisai un gémissement de soulagement. N’osant pas relever le menton, je me décidai finalement à l’exploration de mon sac. Passant en revue la tablette brisée et sortant mon téléphone qui étonnamment avais retrouvé tout son fonctionnement. Comment ? Est-ce possible que ce fou furieux ait tout programmé ? Rapidement mes idées s’enchaînèrent, me mordant les lèvres, j’en venais à me demander si je n’avais pas été suivie ? Si l’accident était réellement un accident et pire si tout ceci n’était pas un coup pour faire venir Oliver ici ? Ou ? Me rappellent le souci de sécurité informatique et les questions d’un des agents sur la possibilité d’un piratage.

« Oliver tu as de la place dans ton coffre ? » Demandais-je soudainement ? « Tout cela est trop gros pour que ce soit juste une tentative de… » Ce mot se refusa à ma bouche. Raclant ma gorge, je me mis à lui expliquer mon raisonnement premier et le second, plaçant dans les deux cas un coup monté. Ce que l’homme n’avait sûrement pas prévu, c’est que le Oliver présent n’avait plus rien de celui d’avant l’île.

« On doit en savoir plus. » Murmurais-je finalement, plantant mon regard sur le corps de l’homme assommé et mal en point. J’ai toujours accepté Oliver comme il était, avec l’ensemble de ses cotés que je n’appréciais pas ou que j’adorais simplement, parfaite contradiction qu’il a toujours été à mes yeux et qui pourtant m’a emporté dans son sillage.

Mais si je me suis toujours dit qu’il avait ses raisons de faire les choses ainsi, comme j’avais les miennes de les faire autrement. J’étais aussi certaine d’une chose, ce soir je lui devais beaucoup et il n’était donc pas question de laisser cet homme ici, laissant traîner un possible problème pour lui ou ce qu’il se battait à reconstruire depuis son retour.

« On le confiera à John, il saura le faire parler, tu ne peux pas montrer… » Je me mordis les lèvres et de ma main valide fis simplement le signe de la capuche et celui de son visage.

« Ok ? » Demandais-je en appuyant ma demande d’un sourire forcé, le cœur totalement ailleurs qu’à la plaisanterie. L’esprit aux prises de ma culpabilité.


code by © Jerry


_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mer 23 Nov - 21:31

Crochet du droit. Crochet du gauche.
Encore.
Crochet du droit. Crochet du gauche.
Encore.
Et encore.

Oliver Queen ne se contrôle plus. Depuis qu'il a vu un inconnu s'en prendre à Felicity, la menacer et la toucher sans autorisation, quelque chose s'est rompu en lui - sa morale. Ses limites. Sa conscience.
Sans un mot, enragé, enflammé, il continue de frapper l'agresseur devenu victime ; il n'en éprouve aucun remords, et n'en éprouvera aucun non plus quand il sera revenu à lui.
Tout est justifié dans ses actes - il considère même qu'il est doux et équitable, ici. Après tout, il le laisse encore respirer...

Cependant, des mains douces mais déterminées viennent faire cesser ce qui s'apparente à une mise à mort. Felicity... la victime, la cible, celle qui aurait toutes les raisons de vouloir sa disparition, de souhaiter sa douleur et sa torture... elle arrête son camarade.
Elle fait preuve de compassion, d'humanité et arrête ses poings - et, dès qu'elle le demande, il s'exécute.
Il ne l'aurait pas fait sans elle.

"Je..."

Ses mains sont rougies par le sang - celui de l'autre, essentiellement, même si l'accumulation des coups a causé de nombreuses blessures minimes sur ses chairs.
Lentement, il se relève, par automatisme. Si Felicity l'a stoppé, il n'est pas encore entièrement revenu... la rage est encore là ; elle le sera encore longtemps.

Ollie la suit, les yeux baissés et fixes. Il tente de retrouver une respiration normale, de ralentir son rythme cardiaque, de se reprendre - mais ce sera long.
Cependant, même dans cet état second, l'archer demeure un homme d'expérience dans ce type de mésaventure : alors que Felicity récupère son sac, lui s'empare de la lame et de l'arme à feu grâce à un mouchoir, en tenant les éléments du bout des manches ; pour ne perdre aucune empreinte.
Il les dépose aux côtés de l'homme, bien sûr immobile et inconscient, avant de rejoindre la jeune femme à l'intérieur du véhicule.

Là, à l'abri de la pluie, derrière la protection des portes, dans ce carcan faisant office de cocon, Oliver pousse un profond soupir - il revient, doucement.
Mais la proposition de Felicity ravive immédiatement la rage.

"... hein ?"

Queen fronce les sourcils, avant de comprendre l'intérêt de sa proposition. Il pousse de profonds soupirs, pour reprendre le contrôle et faire cesser le tremblement qui s'est emparé de ses mains.
Il le hait - il veut le faire souffrir. Longtemps.
Mais ils doivent le faire parler.

"Je... oui. Oui. Oui, oui. Tu as raison."

L'archer acquiesce, puis pose sa main sur la poignée de la porte.

"Je reviens."

Il esquisse un sourire sincère, qui se veut rassurant mais n'y parviendra sûrement pas, et sort.
Moins de quatre minutes après, et suite à d'étonnants bruits sourds derrière elle, Felicity voit son employeur revenir dans le véhicule, et se réinstaller au volant.

"Nous allons chez toi... j'ai prévenu John. Il nous rejoint."

Une nouvelle esquisse de sourire, et Oliver lance le moteur pour repartir sur la route humide et sombre. Il demeure silencieux durant le trajet, veillant à respecter parfaitement les consignes routières tout en allumant la radio - pour le bruit de fond, pour occuper.
Au bout de quelques minutes, le véhicule parvient devant le domicile de Felicity... où les attendent déjà la silhouette rassurante de leur allié le plus proche.

"Salut."

Malgré la pluie, l'homme ne porte pas de parapluie et offre un sourire réconfortant...
... la marque de fabrique de John Diggle, qui est venu avec son véhicule personnel.

"Felicity, ça va ? Ollie ?"

"Je vais bien."

"Mmh..."

Alors que l'archer sort du véhicule, son garde-du-corps découvre son état - et sait qu'il lui ment ; mais il comprend aussi pourquoi, et acquiesce en silence alors qu'il envoie les clés de sa voiture vers son employeur.

"Ramène-la-moi demain. Je l'emmène."

"OK. Installe-le au sous-sol, il est dans le coffre."

Oliver transmet aussi ses clés, et se tourne vers Felicity. Son visage est sombre, déterminé.

"John va soigner cette... lui. Il va le garder en état, jusqu'à ce que j'aille l'interroger. Je reste avec toi ce soir - ce n'est pas négociable."
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Jeu 24 Nov - 0:07




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




« Ça m’arrange, je n’avais pas l’intention de te laisser partir sans avoir passé en revue ses mains et… » Dis-je dans un tac au tac naturel. Saluant Digg d’un simple sourire, je glissai ma clé dans la porte et poussai mon Oliver dans la petite entrée de mon appartement. Verrouillant l’entrée, je bloquai quelques instants, quelques infimes secondes mon front encore perlé de gouttes contre le bois blanc de la porte. Poussant un soupir de soulagement, qui viendrait le chercher dans un petit logement de rien ? Qui chercherait après le célèbre héritier ? Personne.

Pas un n’aurait imaginé qu’il se trouve ici, en réalité pas même moi et l’idée même de me retourner et le voir planter dans mon décor, me rendait particulièrement fébrile. Pourtant je ne laissai pas plus longtemps à mon crâne, le profit du bois frais et dans la semi obscurité de mon petit trois pièces, je détaillai la silhouette imposante de celui qui avait tant changé ma vie. Un pied après l’autre je décrochai mes talons pour les laisser plantés dans l’entrée et ne retirai pas de suite ma veste, la coupure était infernalement présente dans mes mouvements, mais elle passerait après. Après que j’ai réparé les dégâts qu’Oliver portait sur lui.

Après que j’ai pu m’assurer qu’en me venant en aide, il ne lui soit rien arrivé de préjudiciable pour mon moral. D’un pas calme, je le dépassai pour allumer la petite lampe et éclairer d’une chaude lueur mon salon.

« Je vais prendre de quoi te soigner et si je n’ai pas protester pour que tu joues les nounous, tu vas aussi accepter que je joue les infirmières, retire tout… » Je sentis le rouge me monter au joue, m’enflammant en réalisant mes mots. « Je veux dire retire tout ce qui cache une blessure, même la plus bête ! » Sur ces mots je me dirigeai vers la salle de bain et poussai la porte, éclairant la pièce qu’avec le petit miroir.

N’osant regarder ma tête, je glissai ma main dans le tiroir et en sortis mes lunettes, les glissant sur mon nez, j’attrapai en suivant une serviette pour rapidement la passer sur mes cheveux et détacher la queue de cheval hirsute qui trônait sur mon crâne, laissant glisser un flot de cheveux à demi bouclés par la pluie. Une deuxième serviette en main, ma trousse de secours dans l’autre, je revins au salon et déposai le tout sur la table basse, allant prendre dans la cuisine une petite bassine que je remplis d’eau tiède.

« Oliver Jonas Queen, ici vous ne gagnerez pas. Ou tu me laisse m’occuper de toi, ou tu devras m’assommer pour t’occuper de moi. »

Annonçais-je en déposant la bassine et en relevant la tête vers l’homme qui semblait vouloir s’assurer que plus aucun risque ne pourrait encore me tomber sur le coin du museau. C’est tout à son honneur, c’est sûrement ce que je trouvais le plus charmant chez lui ce besoin continuel de veiller sur le monde, de prendre les maux de chacun pour se les attribuer. Mais en cet instant il n’aurait pas le monopole de la culpabilité, s’il se tenait là, couvert de pluie, de sang et de coupures, c’est à cause de moi. Me mordant doucement les lèvres en réalisant une nouvelle fois qu’il se trouvait là, perché sur son mètre quatre-vingt au milieu de mon salon. Bon Fely, pas de divagation, ce n’est pas le moment, il n’aurait jamais eu l’idée de venir, si tu ne t’étais pas encore mise dans le pétrin, il ne serait même pas resté s’il ne se sentais pas une fois le plus responsable de ta propre stupidité. Sur cette pensée je me détournai et me laissai doucement tomber sur un côté du canapé, non sans une petite grimace pour mon épaule. Je plaçai sur mes genoux la trousse et tapai de ma paume le coussin du divan.

« Oliver s’il te plais, j’ai besoin de savoir que tu n’as rien… » Murmurais-je. Il avait souvent fait face à la mort, au danger, j’avais parfaitement conscience que tout ceci était limite rien pour lui, ses quelques coupures sur ses mains, ou les bleues qu’il pouvait avoir demain.

Mais voilà, il les portait à cause de moi, pour moi, il n’avait pas sa capuche, il n’était pas venu dans cette rue pour un autre. Il était là pour me sortir moi de ma petite mésaventure et par ce simple acte, il m’avait tenu la main une nouvelle fois là où je n’aurai jamais eu d’aide de nulle autre. Il avait changé ma vie de bien des façons depuis des mois et ce soir, une fois de plus, je refusais de songer au type dans le coffre, aux raisons de sa présence, Digg, lui s’en occuperait demain. Ce soir je ne voyais qu’une chose, l’importance qu’il avait, la présence rassurante qu’il m’offrait et le sentiment brûlant de compter assez pour lui pour qu’il ait ainsi pris de son temps pour moi. Il n’était pas coutume qu’il soit ainsi vêtu, qu’il porte un complet, une tenue pareille, il avait donc forcément changé ses plans suite au signalement de mon accrochage. Il avait simplement été là pour moi et je voulais être à mon tour là pour lui.

« Bon, commençons par les mains ça sera sûrement la zone là moins perturbante à regarder de près. » Déclarais-je toujours aussi décidée à le soigner.

code by © Jerry


_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mar 29 Nov - 22:26

John Diggle esquisse un léger sourire, en entendant les échanges entre ses deux camarades.

"Ouais... je m'en occupe. Prenez soin de vous."

"Bien, installe-le d..."

"Oliver."

Le garde-du-corps pose sa main sur l'épaule de son employeur, et esquisse un sourire rassurant.

"Je gère.
Suis Felicity, vérifie qu'elle va bien, reposez-vous. Nous verrons demain, OK ?"


"Je... OK. D'accord. Merci."

Dans un état second, Queen esquisse une grimace de sourire, et pénètre à l'intérieur du logement de Felicity Smoak. Il claque la porte derrière lui, et laisse son regard glisser sur l'intérieur de la jeune femme - mais sans réussir à accrocher quelque chose.
Perdu, entre la rage, la crainte, l'adrénaline et la folie, il s'avance et s'arrête au milieu de la pièce de vie, sans vraiment réussir à comprendre où il est, et ce qu'il fait là.

"Hum..."

Felicity parle, autant pour s'adresser à lui que pour s'occuper, pour gérer son stress. Une partie de lui en a conscience, voudrait intervenir pour la rassurer, l'aider, la consoler - mais il en est encore loin.

"Tu dois... tu dois te soigner..."

Il murmure, maugréé dans sa barbe. Ses yeux sont fixes, vides.

"Tu dois... faire attention à toi..."

Oliver ne prend conscience de la présence de Felicity, et n'entend réellement ses paroles que lorsqu'elle revient. Quand il pose son regard sur elle, il se reprend - et esquisse un sourire sincère.

"Je... d'accord. Mais seulement si tu me laisses m'occuper de toi après."

Avec des gestes lents, difficiles vu les douleurs, Ollie enlève sa veste, sa chemise... pour être entièrement torse nu.
Il s'assoit alors, et ouvre ses paumes devant Felicity. Elle découvre alors de nombreuses plaies sur ses doigts, ses phalanges, mais également sur ses avants-bras.

"Je... tu m'as fait peur. Enfin - j'ai eu peur. Pour toi."

Sa voix est douce, presque tendre, tandis que Felicity découvre la suite de son corps.
Elle peut noter aussi quelques traces sanguinolentes sur son torse, ses épaules, mais rien de grave ; uniquement du superficiel, dont il ne sent rien.
Il a vécu pire - et revivra pire, très certainement...

(HJ/ Désolé pour le retard... et la taille du message, trop court et pas à la hauteur du tien. /HJ)
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mer 30 Nov - 1:44




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




La vie est cruelle, elle n’offre à personne la paix ou la liberté totale, que cela soit dans le repos de nos sentiments ou dans de simples moments de douceur. Quand mon regard se glissa en direction des Glades de l’autre côté des quais. Je ne revois que la peine, les semaines de luttes et de mort. Glissant mes mains dans l’eau je me saisis de ses mains, relevant doucement les yeux vers lui.

« ça va piquer. » Murmurais-je tout en caressant doucement le dessous de sa main que je plaçai sur ma cuisse où j’ai déposé la serviette.

« Je... tu m'as fait peur. Enfin - j'ai eu peur pour toi. » Relâchant sa main sur ma jambe, je remontai le regard sur lui, sur les marques qu’il portait par ma faute. Sur le sang qui séchait doucement sur sa peau et finalement glissai mes yeux dans les siens. Glissant naturellement ma main sur sa joue oubliant totalement la douleur qui irradiait dans mon épaule et de ma paume caressai sa mâchoire marquée. Mon pouce doucement caressa sa joue.

« Je… » Réalisant mon geste, je me figeai, libérant sa joue et attrapant un morceau de coton d’un mouvement hâtif.

« Au moins comme ça, tu sais ce que je ressens, surtout quand je te vois finir dans un état pareil, à présent reste sage, c’est assez compliqué de se concentrer avec toi ici dans cette tenue, alors ne dit pas des choses pareilles ou je ne réponds plus des soins que je vais te prodiguer. » Posant doucement le coton sur les premières coupures. Je ne réalisai pas de suite l’ambiguïté de mes mots. Glissant lentement ma main sous la sienne. Quand soudainement je me rendis compte de mes dires.

« Je veux dire que je vais finir par te badigeonner de mercure au chrome au lieu de te passer de l’eau oxygénée. » Ok raccroches-toi aux branches et surtout ne relèves pas les yeux sur lui ou tu vas finir par le soigner en lui sautant dessus et lui en te rappelant ta foutue place. Première main finie en moins d’une minute de lancé le coton sur la table basse.

« Je deviens rapide ! » Dis-je tout en relavant les yeux sur lui. Et merde, comment on peut être aussi chou, même couvert de sang ? Sérieusement Feli, tu as vraiment un grain.

« Je vais éviter les pansements, j’ai que des princesses, je ne suis pas sûr que cela collerait avec le rôle du sexy patron demain…  Ouahhhhhhh…. En fait je meurs de soif. » Je me relevai d’un bond et retirai doucement ma veste laissant enfin apparaître la vilaine plaie que mon épaule arborait. Un regard rapide m’informa qu’elle mériterait des points, mon chemisier était couvert d’une couleur carmin et clairement bon pour la poubelle, ou plutôt le feu.

Sans me tourner vers Oliver je me penchai un peu plus mollement vers le mini bar et de ma main valide, attrapant le Whisky. Ne pas savoir avais le mérite de me faire oublier, à présent je pouvais sentir mes jambes trembler, mon corps tout entier réalisait ce qui venait de se passer. Je pouvais ressentir à nouveau ses mains se glisser sur moi, la lame caresser mon cou.

Je revois le regard impuissant d’Oliver, et doucement la fureur naître. Je pouvais à nouveau ressentir la peur, cette peur ignoble, vicieuse qui me poussait à le supplier des yeux de ne pas bouger. Et je réalisai encore une fois qu’en cet instant ce n’était en rien mon sort qui m’avait prise. Mais celle qu’il fut arrêté, blessé, démasqué et qu’il ne puisse plus sauvé la ville. Il était un bienfait pour nous, pour la ville. il ne devait et n’aurait pas dû prendre un risque pareil pour une fille comme moi. Une si insignifiante fille.

« Je suis désolée. J’ai vraiment foiré ce soir. » Dis-je, réalisant qu’il avait fait tout ceci pour moi, tout risqué pour moi. Inspirant un peu de courage je bougeai mon bras pour me saisir de deux verres, non sans une grimace.

Et me tourner vers lui pour déposer le tout à côté de la bassine.

« Je finis de te soigner et je te laisse regarder. » Dis-je revenant à côté de lui, sans oser le regarder. Je nous versai deux verres et relavai les yeux vers lui pour lui tendre le premier.

« Un peu de courage liquide ? » Mes yeux le dévoraient sans même que je le sache. « Enfin plus pour moi que pour toi. »

code by © Jerry



Hj : Je n'ai en rien trouver ton rp mauvais a coté de ce que je t'avais donner comme relance.

_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mer 7 Déc - 20:44

Oliver ne dit rien.
Il reste calme, immobile... de marbre. Son visage n'affiche nulle émotion, nulle réaction.
Même quand sa main chute malencontreusement sur la cuisse nue, chaude et terriblement douce de Felicity. Même quand son nez sent les nombreuses effluves tendres et envoûtantes qui composent l'odeur naturelle de la jeune femme, son parfum et son déodorant ayant disparus depuis longtemps après la journée et le stress. Même quand sa camarade se penche vers le mini-bar, son regard se posant alors sur ses courbes parfaites, qui ne cessent de le hanter depuis maintenant un temps certain.

Il ne dit rien, non. Il ne fait rien non plus.
Mais Queen ne pensait pas que ce serait aussi dur.

Pendant longtemps, le jeune homme n'a fait que suivre ses instincts - et ses désirs.
Sans se soucier des sentiments et des besoins d'autrui, sans une seule pensée pour les concepts de respect, de loyauté et de fidélité, Ollie fut un hommage volage, un "casanova" qui n'a cessé de sauter de fille en fille. Même quand il se fixa avec Laurel, il ne put s'empêcher de la tromper, d'abord avec Samantha, ensuite avec Sara.
Oui... pendant longtemps, il fut un crétin, qui ne pensait qu'à lui, sans aucun sens des responsabilités et de la vie en société ; mais ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Alors que son coeur bat plus vite et plus fort, alors que sa respiration s'accélère, alors que son corps forme des réactions que les bonnes manières ne pourraient décrire, Oliver... ne fait rien.
Il prend sur lui. Il se contrôle.
D'abord, parce qu'il ne veut plus être celui qu'il fut jadis. Ensuite, parce que les cinq années passées loin de Starling City l'ont profondément changé, et l'empêchent désormais de considérer que de telles réactions ne sont plus dignes de ce qu'il veut incarner. Enfin... il ne peut pas.
Pas avec elle.

Felicity Smoak est une femme belle, brillante, magnifique, intelligente, drôle, généreuse, géniale, superbe - et même merveilleuse, il doit bien se l'avouer.
Elle mérite un homme bien... elle mérite bien, bien mieux que lui.

"Je..."

Oliver n'a rien dit, durant toutes les phrases prononcées par la jeune femme. Ce n'est qu'au moment où elle dépose deux verres devant lui qu'il se réveille - en s'emparant du contenant.

"Merci."

Il esquisse un sourire, un sourire pour lequel des dizaines de femmes dans cette ville seraient prêtes à se damner.

"Mais non merci."

Il repose le verre, mais bien plus loin d'eux.

"Ne le prends pas mal, mais... longtemps, l'alcool fut mon compagnon. De sortie, de fête, d'abus en tous genres. Je ne suis pas loin de penser que l'alcool fut déterminant dans les mauvais comportements que j'adoptais, avant.
C'est derrière moi, maintenant. Tout cela est derrière moi. Et je ne veux, jamais, m'y replonger."


Si son visage avait repris une expression concentrée, ce dernier se relâche légèrement, en esquissant un nouveau sourire.

"Mais... vas-y, toi. Je suis persuadé qu'il est très bon - le fumet l'était déjà."

Lentement, avec des gestes sûrs et appliqués, Queen enchaîne en s'emparant des différents éléments médicaux et de soins autour d'eux, pour commencer à s'occuper d'elle.

"Après... j'ai quelque chose à te dire, Felicity. Quelque chose de très important."

Sa voix reste calme, douce mais avec une pointe d'autorité. Ses yeux glissent sur Felicity, sans jamais se poser sur son propre regard - dangereux. Trop dangereux.

"Aujourd'hui, tu as pleinement tenu le rôle d'une Présidente-Directrice Générale d'une grande entreprise. Tu as couvert ton employeur, d'apparence totalement inconséquent, transparent et stupide - bon, d'accord, il l'est aussi un peu dans la réalité. Tu as fait des heures supplémentaires sans être payée. Et tu as été agressée, tant physiquement que psychologiquement, par quelqu'un qui regrette déjà de s'être levé aujourd'hui.
Cependant, malgré tout cela... tu n'as pas craqué. Tu es restée digne, courageuse, tu as tenu le coup et tu as participé à la défaite de ton agresseur. Mieux, tu as même tenu à soigner ton employeur inconséquent, transparent et stupide."


Au bout de quelques secondes, Ollie fixe cependant son regard sur celui de la jeune femme - et s'il en est profondément troublé, il tente réellement de ne rien montrer.

"Tu n'as pas foiré. Tu as été formidable."

Alors qu'il continue cet échange intense de regards, Oliver commence à toucher la peau - douce, tendre et envoûtante - de Felicity, en tenant d'une autre main une compresse.

"Où... où as-tu mal ?"

Sa voix a tremblé, légèrement - par l'émotion.
Il grogne, pour couvrir cette réaction, en espérant que ça ne se voit pas... ou que ça ne se voit pas trop !
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Lun 9 Jan - 4:46




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




Le problème avec les sentiments c’est qu’ils vous contrôlent, vous consument, vous rendent fort et vous brisent... On peut croire illusoirement que nous avons le choix, que notre cerveau est le moteur sur le cœur, mais c’est totalement rêveur. Avez-vous déjà ressentis ce nœud dans votre gorge, la brûlure qui consume vos iris quand les larmes, viles traîtresses décident de vous rendre minable et remontent en vague ? Avez-vous seulement ressentis vos poumons vous brûler, ce creux dans votre ventre ? Vous êtes-vous laissé à cette déferlante ? Simplement sans lutter ?

Sachant que quelque part sans la moindre douceur elle brisera une de vos convictions. Quand j’y songe les sentiments sont comme les souvenirs, impitoyables dans nos vies, ils nous composent et nous décomposent sans la moindre pitié. Ils s’attachent, ils nous arrachent, ils nous font fuir, ils nous libèrent et finalement nous enchaînent, chaque moment de notre vie est ainsi.

Un sourire saura illuminer votre journée, marquer votre mémoire, une larme tout effacer, un mot vous envolera, un geste vous démolira. On n’est que des pions de sentiments bien définis qui nous composent et nous décomposent. Qui pourra prétendre n’avoir jamais connu la peine, la jalousie, la douceur, la rage, qui d’entre vous pourra me lancer la pierre d’avoir aimé, détesté, d’avoir voulu faire mal et d’avoir souffert ? Chacun de ces sentiments, de mes épreuves ont fini par composer un ensemble pour me conduire telle que je suis, parfois folle, dure, douce, sensible, fougueuse et enfantine, oui chaque part de moi décomposée en une simple composition florale.

« Aujourd’hui, tu as pleinement tenu le rôle d’une Présidente-Directrice Générale d’une grande entreprise. Tu as couvert ton employeur, d’apparence totalement inconséquent, transparent et stupide - bon, d’accord, il l’est aussi un peu dans la réalité. Tu as fait des heures supplémentaires sans être payée. Et tu as été agressée, tant physiquement que psychologiquement, par quelqu’un qui regrette déjà de s’être levé aujourd’hui.»

Mon regard perdu sur le coton que j’activais sur ses plaies.

« Cependant, malgré tout cela... tu n’as pas craquée. Tu es restée digne, courageuse, tu as tenu le coup et tu as participé à la défaite de ton agresseur. Mieux, tu as même tenu à soigner ton employeur inconséquent, transparent et stupide.»

Relevant les yeux totalement sciée par ses mots, je le détaille, ma main à présent posée sur son épaule, alors que l’autre inerte et douloureuse restait sagement en place sur le cousin du canapé. Il ne fallut pas bien longtemps à mon regard pour se fondre dans le sien, et durant un instant, j’avais la sensation que plus rien n’existait.

«Tu n’as pas foiré. Tu as été formidable.»

Me mordant les lèvres, je me mis en un instant à lutter intérieurement pour ne pas l’embrasser, ou du moins pour ne pas fondre lamentablement dans une tentative idiote de baiser. Mes yeux se refusèrent à la dérive, quand sa main se glissa doucement sur la peau nue de mon bras, provoquant instantanément une réaction chimique qui en un instant sembla me changer en un volcan, prêt à fondre sur Oliver, comme le Vésuve avais fondu sur Pompéi sans la moindre pitié pour le point à toucher.

«Où... où as-tu mal ?»

Un bref instant je repensais au verre qu’il venait de refuser et à la brûlure de mes lèvres mordues par mes soins pour contenir le flots d’images qui s’invitait avec les frissons de son contact.

« Partout… enfin je veux dire plus haut que… » je glissais ma main doucement sur son avant-bras qui caressait doucement mon bras douloureux et bloquait mon air. Doucement, sans le vouloir, mon corps s’était penché en avant plus proche de lui comme avalé par ses iris.

Mais qu’est-ce que tu fiches ?! me dis-je alors que je laissais sa main proche de mon épaule et que je déboutonnais ma chemise, pour révéler mon soutien-gorge et la plaie qui ne saignait plus sur mon épaule. C’est seulement à ce moment-là que je me rendis compte que j’étais si proche de sa bouche que je pouvais sentir jusqu’à son souffle frôler mes lèvres.

« Je… » Mourrais d’envie de toucher enfin cette bouche qui m’appelait si souvent et qui ne m’avait jamais offert le moindre répit, la moindre souplesse de réalisme aux nombreuses fois ou j’avais imaginé qu’elles étreignent les miennes. Mais voilà que, me revenait mes mots précédents et je relevais les yeux, confuse et pourtant incapable de reculer.

« Dis-moi que je n’ai pas dit partout au lieu épaule ? » murmurais je. Glissant mon regard sur les marques de son visage, ma main se glissa sur sa joue lentement dans une caresse du bout des doigts.

« C’est le moment où tu me dis d’aller prendre une douche froide, car si tu ne le fais pas je ne répond plus de… » ma bouche frôla lentement la sienne, ma main glissa sur sa nuque et je me figeait, prête à me faire refluer mais incapable de reprendre une distance correcte. J’étais dans une merde noire et le pire était que plus que jamais je m’en fichais, enflammée par son parfum, pas sa main sur moi, par son souffle embrassant le mien.



code by © Jerry



Hj : désolé pour l'attente, si je ne suis pas raccord avec tes attentes, viens me mp

_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Lun 9 Jan - 21:05

Ses mains se sont arrêtés. Ses gestes ont cessé.
Sa respiration est devenue irrégulière.
Et son visage affiche une expression figée, axée sur un sourire toujours charmeur.

Les doigts de Felicity glissent sur sa propre main, elle se rapproche de lui, leurs nez, leurs bouches et leurs yeux ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre ; il sent ses effluves, il hume son parfum, il s'enivre de son odeur et de sa peau.
Elle enlève son chemisier, révélant son corps, révélant sa peau, révélant une stature sublime, son soutier-gorge et une poitrine... attirante. Très attirante.
Comme tout le reste de son corps, oui - mais pas uniquement.

"Felicity..."

Oliver prononce son nom en un souffle, un soupir.
Ce n'est pas que physique, il le sent... il le sait, maintenant. Son corps est sublime, oui. Sa peau l'attire, oui. Son parfum le rend fou, oui. Mais ce n'est pas que physique.

C'est un tout. C'est un ensemble.
Alors qu'elle s'approche encore, qu'elle baragouine quelques mots qu'il n'écoute même pas, qu'elle pose sa main sur sa nuque... il comprend.
Ce n'est pas que physique, non. C'est lié à leur historique, à leurs rapports professionnels et personnels, à leur compréhension l'un de l'autre, à leur confiance partagée, aux secrets évoqués, au respect mutuel - à l'attirance intellectuelle, à la passion partagée pour ce que chacun représente.
L'une, l'innocence naïve mais dynamique et déterminée, sachant instinctivement ce qui est bon ou mauvais, et ce qui doit être fait, jusque-là cachée derrière un écran ; l'autre, le sombre, le mystère, la violence, l'aventure directe, les coups échangés, les secrets, les remords et les doutes.

Deux contraires.
Deux aimants, irrémédiablement attirés l'un par l'autre.
Comme leurs lèvres.

"Alors... ne réponds plus..."

Ollie ferme les yeux. Et pose ses lèvres sur celles de Felicity.
Enfin.
Le baiser, tant attendu, tant espéré, tant craint, a lieu. Ses mains se lèvent, glissent autour des hanches de la jeune femme, passent sur ses joues.
Le baiser continue. Le baiser s'intensifie.
Le baiser s'accomplit.

Et, pour rien au monde, Oliver Queen ne se trouverait ailleurs ; pour la première fois depuis longtemps, il se sent... à sa place. Bien. Sûr de lui. Heureux.
Et complet.

(HJ/ Mon message est court, je l'ai recommencé plusieurs fois... j'espère qu'il n'est pas trop décevant pour cet instant clé, ton message fut en tout cas superbe et touchant ! /HJ)
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mar 10 Jan - 0:55




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




Vous savez ce qu’il y a de plus drôle et désolant dans ma situation ? C’est que gamine, j’ai longtemps imaginé un monde où tout serait différent, où j’aurais à mes côtés un homme que j’aimerai, beau à la déraison, près à tout par amour pour moi et qui braverait le danger pour me retrouver. Un de ces princes pas tout à fait charmant qu’on pouvait trouver dans certains vieux Disney. Pour moi l’homme idéal se trouvait être Flynn Rider, vous savez le type que beaucoup voudraient claquer et que moi seule verrait pour ce qu’il est vraiment ? Ce mec marrant à souhait et courageux à l’impossible ? Et c’est là que vous faites le lien avec ce sale type en face de moi pas vrai ?

Ce grand ténébreux au regard azur, aux cheveux de blé, au timbre sarcastique et à l’allure enchanteresse, à mi-chemin entre indolence et charme insolent. Bon ok, je ne suis pas vraiment des plus objectives mais en même temps vu le mal que j’ai eu à avoir la paix intérieurement, le nombre de regards qu’il attirait sur son passage, je ne pense pas vraiment me tromper au sujet de son allure charismatique ou encore moins désirable. Et c’est bien là mon souci, je suis totalement perdue entre désir, sentiments, crainte, frustration et je ne savais absolument pas quelle route prendre avec ce lui, je brûle de l’étreindre, autant que je me consume de me contenir.

Mon passé me pousserait à le repousser, a le faire attendre, mon cœur à lui avouer mes sentiments trop souvent refouler, alors que mon corps brûlait de le savourer. Et bien sûr je ne prends pas en compte que durant mon agression, je n’ai tenu que grâce à l’idée de le sauvé lui la ou personne semblé vouloir le sauvé. Et devinez quoi ? et bien j'ai échouer, il ma encore sauvée. Certes, il ne s’est pas pressé de me serrer contre lui, il m’a même à peine détaillée pour s’occuper de cas des malfrats. Mais bon, c'est ce coté la de lui qui ma toujours toucher, il fait taire mes doutes et me forge à sa détermination à toute épreuve, a ses coté, j'ai le sentiment que rien n'est impossible, que tout les buts peuvent être atteins.


code by © Jerry



Hj : pas de soucie pour moi tes rps sont parfait

_________________


Overwatch



Dernière édition par Felicity M. Smoak le Mar 31 Jan - 3:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mer 18 Jan - 8:57

Le temps s'est arrêté.
La réalité s'est éteinte.

Oliver ne pense plus, ne prévoit plus. Pour la première fois depuis plus de sept ans, depuis le naufrage du navire et son arrivée terrible sur l'île qui allait changer son existence, il se laisse aller.
Les digues sont rompues, sa conscience s'efface ; seul demeure l'instinct. Seul demeure le désir.

"Felicity."

Sa voix n'est qu'un murmure, qu'un souffle. Son intonation est douce, poétique, sensuelle. Ses mains glissent, caressent, volent sur la peau nue et douce de la jeune femme.
Il ne se contrôle plus ; elle non plus.

Un plaid tombe, des corps se rapprochent, une chaleur puissante se dégage, et l'étreinte continue. Il s'empare de sa chevelure pour décaler légèrement son crâne, et ainsi accéder à sa nuque, nouveau territoire de douceur, nouveau fantasme réalisé, nouveau niveau de plaisir et de folie.
Elle fait de même, leurs corps se mêlent, s'emmêlent, se rapprochent dans un ballet inarrêtable, instoppable, incontrôlable.

"Felicity."

Ollie répète son prénom, entre deux baisers, entre deux coups de langue, entre deux contacts.
Il ne dit rien d'autre, ne répond guère à sa provocation ; ses actes parlent pour lui.
Il la désire, il la veut - mais il veut la charmer. La séduire. Faire exploser des bouffées de plaisir et de sensualité. Les unir, tous deux, dans une bourrasque passionnée.

Ce n'est qu'au moment où elle évoque une douche qu'il recule légèrement, afin de poser son regard dans les yeux de la jeune femme.
Une nouvelle fois, il est impressionné par sa beauté ; elle peut découvrir la fureur de la passion dans ses propres yeux, et le charme de son sourire quand il reprend doucement la parole.

"Après."

Elle s'est reculée, légèrement. Toujours à cheval sur lui, tous deux encore à moitié affalés sur le canapé.
Elle a peur, elle craint qu'il ne la suive pas, que ses élans ne portent préjudice à leur relation, qu'elle brise quelque chose en allant plus loin ; ultime soubresaut de sa conscience, de son esprit, de ses pensées objectives, alors que son corps, par son langage corporel, en dit tellement plus, en dit déjà trop.

"Plus tard."

Il la fixe, encore. Sourit, une nouvelle fois.
Puis s'empare de ses cheveux avec ses doigts et, d'un geste ferme mais tendre, doux mais déterminé, amène son visage vers lui.

"Maintenant, je ne veux que toi."

Oliver Queen embrasse une nouvelle fois Felicity Smoak.
Et, par d'autres gestes tendres et presque invisibles, il baisse ses mains, dégrafe l'attache de son soutien-gorge, et mène ses doigts vers les formes sublimes qui n'ont cessé de l'attirer.
Les caresses reprennent, ailleurs et différentes. Plus intenses. Plus déterminées. Plus sensuelles.
Le désir redouble, et les mains, les lèvres, les corps se rapprochent et continuent leur ballet. Et, lentement, doucement, passionnellement, il l'amène encore vers lui, à lui...
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mar 31 Jan - 3:35




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen






code by © Jerry


_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mer 1 Fév - 22:41

Oliver ne se contrôle plus.
Son corps, son instinct, son désir a pris le dessus, et s'empare au-dessus de son être que de celui de Felicity. Ses mains volent, glissent, caressent sur tout le corps de la jeune femme, sublime et désirable ; ses lèvres embrassent, suçotent, aspirent et tentent de posséder entièrement sa peau et sa douceur.
La fièvre s'empare de lui - il ne veut pas la quitter.

Il entrevoit le léger saignement, il se rend compte qu'elle souffre ; il veut l'aider, se calmer, la soigner, mais... l'instinct, encore.
L'instinct, le désir. L'envie. La fureur de ne faire qu'un avec elle.
Il continue, donc. Mais plus doux, plus tendre, plus sensible encore, en essayant de faire au mieux pour elle, en voulant que le plaisir procuré dépasse la douleur - et la fasse définitivement disparaître de son esprit.

"Fel..."

Ce mot, cette syllabe disparaît dans un souffle.
Son regard se pose sur elle, un sourire charmeur glisse sur son visage - alors qu'elle se lève, l'attire vers elle et recule vers la chambre.
L'idée est claire, évidente ; il sait qu'il n'y aura plus de reculade, plus d'hésitation après. Plus rien ne sera pareil entre eux, l'avant sera définitivement oublié.
Il le sait - et il continue. Il le veut.

Cependant, alors que la jeune femme laisse sa jupe tomber, et n'est désormais plus vêtue que par un tanga qui l'habille pourtant mieux que n'importe quel vêtement à son goût - le doute naît, en elle.
Le doute. La peur. L'hésitation.
Elle parle, bégaye, se perd ; repose sa main sur sa poitrine, pour cacher sa poitrine par réflexe, pour reprendre le contrôle.

"Felicity."

Elle a peur - elle est terrorisée.
Il comprend pourquoi.
Elle craint qu'il ne soit toujours qu'Oliver Queen, le coureur ; le fêtard ; l'homme inconstant, qui a trompé sa fiancée avec sa soeur ; celui en qui on ne peut avoir confiance, tout simplement.
Le Traître.

La jeune femme hésite, encore. Elle est partagée entre sa crainte, légitime, de n'être qu'une passade - et son désir, ardent, de réaliser ce qu'elle souhaite, ce qu'elle veut plus que tout.
Il la comprend - lui aussi, a hésité. Lui aussi, a pensé à tout ça. Lui aussi, a été partagé entre ses doutes, et ce désir que la biologie fait plus visible et prégnant pour un homme.
Lui aussi, a subi cette vague de crainte ; mais il s'en est débarrassé, non pas comme il le faisait avant, mais en assumant clairement ses émotions - ses sentiments.

"Felicity."

Il profite d'un baiser, timide mais intense, pour fixer son regard dans les yeux de la jeune femme - et poser ses mains sur sa nuque et son bassin.
Il sourit, d'un sourire qui ferait fondre un iceberg.
Il parle, d'une voix qui charmerait des centaines.

"Je ne veux qu'une chose : entrer dans cette chambre avec toi, continuer ce que nous avons commencé, et me plonger dans ton odeur, dans tes cheveux, dans ta peau - pour commencer.
Car, ce que je veux vraiment, ce dont je rêve depuis des semaines... c'est de m'éveiller à tes côtés. C'est de te sentir remuer quand le sommeil s'échappe de toi. C'est de te voir au réveil, maugréer en baillant. C'est de te sentir à mes côtés quand je m'endors.
Je te veux ce soir, Felicity - et tous les soirs qui viennent."


Il sourit, encore - puis dépose ses lèvres sur les siennes.
Pour un baiser chaste, mais d'une pureté terrible.
Il recule, finalement, puis glisse ses deux mains sur son bassin.

"Tu ne seras jamais la fille d'un soir, Felicity - car il n'y a plus de fille d'un soir.
Il n'y en a plus, et il n'y en aura plus, depuis longtemps maintenant - car il n'y a que toi."


Sans prévenir, Oliver la soulève, la bascule, et la prend dans ses bras musclés, dans un geste classique mais charmant, digne de nuits de noces.

"Ce soir, c'est notre nuit - et nous la passerons comme nous le voudrons, tous les deux.
Tout ce que je veux, c'est m'endormir en te serrant contre moi... et me réveiller en sentant tes cheveux, en sachant que cela se reproduira le soir. Si tu le veux bien."


Ollie s'est livré - plus que jamais. Plus qu'à Laurel. Plus qu'à Sara. Plus qu'à Shadow.
Il a peur, bien sûr ; il a peur du refus, du rejet, de l'échec. De la douleur.
Mais il est bien... libéré, tout simplement. Délivré d'un secret lourd, et qui semble désormais évident.

Lentement, il s'avance vers la chambre, et garde son regard fixé sur elle.
Il sourit. Il la désire, toujours - mais il saurait se satisfaire d'une nuit tendre.
Il est avec elle, saine et sauve... et il a tout dit. Il est heureux.
Il claque la porte de la chambre, et laisse la suite au mystère des heures à venir...
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Jeu 2 Fév - 18:58




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




Sa douceur et ses gestes mesurés, la teinte de sa voix empreint de regards inflexible, me renvoyaient par instant au combat intérieur entre ces différentes personnalités qu’il avait dû faire naître pour survivre et que j’aimais une à une inconditionnellement.  Après un instant de frisson de tendresse de ses lèvres, il attrapa d’un mouvement tendre mon corps me plaquant contre lui, et glissa ses mains sur mon visage pour le contraindre à s’arrêter sans un mot le plus tendrement possible, après quelques mots qui me coupèrent le souffle il effleura ma bouche et la couvrit de la sienne d’un baiser de plus en plus suave. Me soulevant du sol, il m’emporta sur le lit claquant d’un mouvement de pied la porte.

« Sois juste toi, de toutes les façons… »
Murmurais-je entre ses lèvres, entre des mouvements mesurément frustrants tellement sur l’instant ma passion pour lui me consumait. Je glissai mes doigts de ses joues à ses épaules, caressant du bout des ongles sa peau, lui volant quelques frissons. La simple lumière de la nuit et de la ville dévoilait nos deux corps dans une semi-obscurité sécurisante, mes doigts à présent s’amusaient à découvrir son être, plus tendrement, alors que ma bouche, lentement, s’abreuvait de son arôme. Je ressentais cette même passion interdite, cette même ardeur que j’avais rompu quelques secondes. Il était là, près de moi. Son corps m’appelait, et moi, je n’avais plus qu’un seul désir en ce monde, lui appartenir. Que cela ne fusse que pour un instant, ne plus ressentir ce vide quand il s’éloignait. Non, en cet instant, j’étais simplement moi et il était à moi dans toute ses nuances...

Je ne cherchais qu’une chose, son corps qui brûlait le miens. D’un mouvement je le poussai sur le matelas et glissai mes lèvres tendrement vers ses abdos, alors que mes mains allèrent trouver le tissu de son pantalon pour me voler le dernier rempart qui recouvrait encore le bas de son corps, que je fis coulisser doucement. Une fois à armes égales et simplement vêtus d’un simple petit morceau de tissus, je remontai ma bouche et mon corps dansa comme un félin au-dessus de lui, effaçant doucement la distance qui le séparait de mon visage et mes yeux plongèrent dans les siens une nouvelle fois, alors que ma bouche avide de lui s’interdisait d’avancer. Un instant... Un petit moment pour regagner mon calme...

Pour ne pas faire de lui la simple victime de mon désir, pour faire de cet instant un moment unique pour nous deux... Je me délectais de son visage. J’inspirai doucement son parfum alors que son visage plongea lentement vers le mien. Doucement, un sourire naquit sur le coin de mes lèvres alors que je lisais en lui cette même envie, cette même brûlure qui nous habitait, nous consumait.  Mes mains allèrent lentement rencontrer son corps, épousant ses courbes, dessinant le dessin trop parfait de cet homme qui avait emprisonné tous mes songes, mes sentiments. Ma bouche regagnait la sienne, pour tout effacer, je ne voyais plus que lui, son corps enlacé sous le mien, mes jambes remontant doucement les siennes, et je me plaçai lentement à ses côtés m’abreuvant de l’instant. Le détaillant, lui donnant toutes ma tendresse, mon plaisir de ne plus être contenue à de simples maladresses. Doucement ses lèvres frôlaient les miennes, sa main glissa le long de mon bras, arrivant à mon coude et je ne pus contenir un réel éclat de rire, reculant doucement, il me détailla intrigué et je me mordis les lèvres.

« Rappelle-moi de te prévenir que je suis chatouilleuse ou tu risques de me voir rire à des moments impossibles. »  Me justifiais-je.

Il se replaça au-dessus de mon corps brûlant d’envie de ne faire qu’un avec lui, mais ne voulant rien précipiter, mes doigts reprirent leurs explorations, caressant les muscles d’Oliver où frôlant sa peau par endroit, je découvrais dans la semi-noirceur les parcelles de vie de la carte de l’homme qui avait volé toutes mes volontés à une vie solitaire. Je me délectais de chacun de ses frissons tout en remontant mes jambes le long de sa peau dénudée pour frôler son boxer encore trop présent dans notre rencontre intime et pourtant rassurant.

Lentement mes lèvres se nichèrent sur l’humidité des siennes pour joindre nos deux êtres, d’une façon à la fois savoureuse et si frustrante, savant mélange de tendresse et de passion. Mordillant un bref instant sa lèvre inférieure, blessé, je glissai la langue lentement sur la coupure et y déposai un simple bisou.

op pas pour les enfant:
 

Le nez perdu dans mon oreiller j’inspirai doucement l’odeur encré d’Oliver et plantai un instant mon regard sur la baie vitrée, le ciel encore et toujours couvert. Soupirant doucement, je décidai de rester un peu plus longtemps au chaud sous cette couette, je refusais de bouger, de laisser filer le rêve de ma nuit. Glissant mon bras sur le bord du drap je le remontai lentement sur nom nez et réalisai qu’à moitié ma total nudité. Les matinées de repos étaient rare en ce moment et pour une fois que je pouvais profiter de calme, je n’allais sûrement pas m’en priver, le ménage du salon et la remise en état de ma chambre pourraient bien attendre encore un peu. Soupirant je fermai les yeux et repensai de toutes mes forces à ce beau rêve, encore une fois, j’avais laissé mes fantasmes guider mes songes… pourtant, j’avais la sensation que ce songe était plus fort, plus réel que jamais. D’un mouvement je me détournai de la lumière filtrée de la baie et son rideau. Ma main retomba doucement et caressa sa peau, dans un geste lent, perdue entre réalité et sommeil. Dans mon esprit j'étais seule , dans mes songes, il était là tout proche, comme bien souvent dans mes fins de songe., ma main remontait lentement et c’était là en général que mes songes s’effaçaient que tout s’arrêtait et que ma main pinçait l’oreiller. Sauf que cette fois l’oreiller bougea et en une seconde mes yeux s’ouvrirent comme des billes…  

Je vous avais dit que les mâtinées de calme étaient rares et agréables ? Et bien elles sont aussi rapidement éclipsées par un simple message, une soudaine illumination. Mon cœur eut un raté, mon souffle se heurta contre ma gorge et en quelques secondes je me retrouvai assise, glissant mes yeux sur lui.

*Punaise, j’hallucine, comment j’ai…* Et voilà que je grognais, *non sérieusement, il est vraiment là*... Je tirai la langue à mon reflet mal fagoté du miroir mural réalisant que j'étais simplement couverte d’un drap qui ne cachait rien. L’ouragan Oliver avait fait autant de dégâts que Katherina à la nouvelle Orléans autour de moi, le sang entachait les draps, la plaie de mon épaule était refermée, quelques bleus entachaient ma peau, mon cou, portant la trace bleutée des doigts de l’homme de la rue. De son côté sa bouche ne gardait plus de marque, on ne pouvait pas en dire autant de toute les parties de son corps.

« C’est normalement le moment où tu dois me donner une excuse bidon, où je souris et que tu t'éclipses en récupérant rapidement tes vêtements non ? »  Lançais-je « Mais si tu fais ça Queen, je te donne la fessée promise hier soir. »  Le détaillant en tenant le drap sur ma poitrine, je me penchai doucement et déposai mes lèvres sur les siennes. « Tu crois que mon patron m’en voudrait si je lui annonçais que j’ai une mauvaise grippe et que je suis clouée au lit pour plusieurs jours. » Je ne lui laissai pas le temps de répondre et l’embrassai quand la sonnette de l’entré se mit à carillonner.

« Debout la marmotte, on a ce crétin qui ne veut parler à personne d’autre que toi… » La sonnette raisonna encore et une nouvelle fois la voix de Diggle s’éleva. « Fely ? Oliver ? Tout va bien ? »

Je lançai un regard totalement démuni à ce dernier, après tout c'était lui le cerveau non ?

« Dis-moi qu’il va partir ? Qu’il ne va pas… » Mais déjà le bruit des trousseaux de clé tintait comme un hurlement dans le silence.


code by © Jerry


_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mar 7 Fév - 22:16







"La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis."
Green Arrow & Felicity M. Smoak




La nuit qu'Ollie passe avec Felicity ne peut être décrite.
Leurs lèvres, leurs corps, leurs coeurs se mêlent dans des rythmes enfiévrés, dans des vagues et des mouvements qui ne peuvent être définis, qui ne peuvent être racontés.
Deux âmes s'assemblent - par leurs désirs, par leurs envies, par leurs plaisirs.

Ils s'aiment, tout simplement.
Oliver Queen et Felicity Smoak s'offrent l'un à l'autre, et illustrent définitivement la puissance de leurs envies et de leurs sentiments, sans que nul ne puisse les contester.
La nuit se déplie, donc. Intense. Chaude. Terrible. Passionnante.

La fatigue et le sommeil l'emportent, finalement.
Deux corps usés, fourbus, mais rongés par le plaisir et la joie, s'enfoncent dans l'inconscience à la recherche d'un repos bien mérité - et de rêves rappelant la douce réalité qu'ils viennent de quitter.

**
*
**

Le lendemain, soit quelques heures après, quelques grognements s'échappent des lèvres retroussées d'Oliver Queen, alors qu'il bataille contre son oreiller.
Malgré la nuit qu'il vient de passer, et les étreintes de Felicity qui l'ont rendu fou de plaisir, les marqueurs psychologiques qui hantent son esprit depuis sept ans, depuis son départ de Starling City pour un voyage au bord du Queen's Gambit qui allait entièrement modifier son existence et sa façon de l'aborder, ne sont pas apaisés.
Il est perturbé, toujours. Et ses cauchemars le rongent malgré tout.

"Hughn."

Ollie se réveille, mais maîtrise le léger sursaut qui le ramène à la conscience. Ses yeux s'écarquillent, il se rappelle ce qu'il fait ici et où c'est, ici - puis son regard se pose sur le corps nu et à moitié recouvert de Felicity.
Et il sourit.

"Bonjour."

Une voix douce et tendre s'échappe de ses lèvres, alors qu'il s'approche légèrement d'elle pour poser, très chastement, ses doigts sur l'épaule de la jeune femme. Les actes, intenses, de la nuit n'empêchent pas le romantisme et la politesse.

"J'aurais envie de suivre cette piste, rien que pour bénéficier de cette fessée tellement promise... mais j'y vois, hélas, deux obstacles."

Il a souri, quand elle a parlé et émis cette petite blague - il a souri sincèrement, sans arrière-pensée ou grimace triste.
Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas fait ; cela fait du bien.

"En premier, cela fait sept ans que je ne m'enfuis plus des lits des jeunes filles. En second - je n'ai absolument aucune envie de te laisser. J'en suis désolé."

Un petit clin d'oeil coquin, et il écoute la suite, en souriant une nouvelle fois à la petite pique de la jeune femme.
Oliver est sur le point de répliquer un autre bon mot sur sa façon de rédiger un certificat médical personnalisé - quand la voix lourde et charismatique de John Diggle se fait entendre à quelques mètres.
Une grimace glisse sur son visage, qui s'accentue alors que son garde-du-corps et ami insiste, tout en plaçant son double dans la serrure pour ouvrir.

Alors que Felicity commence à parler - lui ne dit rien.
Il laisse son corps agir.
Sans un mot, Oliver bondit hors du lui, se précipite hors de la chambre, et file aussi vite que possible vers l'entrée. S'il est nu, il s'empare au passage d'une cruche d'eau à moitié remplie et avisée la veille, et se l'envoie en plein visage.

"Fel..."

"Chuuuuuut !!!"

Diggle jette juste un oeil, et Queen attire son attention en plaçant son index devant ses lèvres - et en restant derrière un meuble, pour cacher son intimité.

"Elle dort. Je viens de me lever, je me douchais quand je t'ai entendu."

"Ah... désolé. Mais le type ne veut parler qu'à toi, et je n'en tire rien."

"Je vois. Endors-le pendant quelques heures, pour nous permettre de faire le point. J'attends qu'elle se réveille, et nous venons ensemble."

"Je... oui, d'accord. On verra à ce moment-là. Je vous retrouve à la Cave dans... quoi ? Une heure ?"

"Hum."

Ollie jette un coup d'oeil furtif vers la chambre - et retient un petit sourire.

"Mettons plutôt trois. Elle a été secouée."

"D'accord. Prends soin d'elle, Ollie. Tu sais qu'elle en vaut la peine."

L'archer acquiesce, et regarde son ami refermer discrètement la porte.
Il attend d'entendre le moteur de son véhicule s'éloigner, pour retourner dans la chambre, et s'asseoir sur le bord du lit, du côté de Felicity. Toujours nu, toujours légèrement mouillé.

"Bon... j'espère que je n'ai pas été trop ambitieux, et que trois heures avec moi ne te sembleront pas trop longues..."

Ollie sourit, et se penche légèrement en avant.
Malgré leur nuit, malgré ce qu'ils ont fait, ce qu'ils se sont dits - il attend, son autorisation et son accord. Romantisme, politesse... et amour, finalement.


Jerry
Revenir en haut Aller en bas
Felicity M. Smoak
Nouveau Joueur
avatar

Age : 28ans
Messages : 79
Date d'inscription : 11/11/2016
Groupe/Clan : Civile
Métier : Assistante de Direction

MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   Mer 8 Fév - 9:55




“La pluie produit deux phénomènes contradictoires.
Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.”
Felicity M. Smoak & Oliver Queen




Je me laissai tomber sur le lit alors qu’il sortait de la chambre, nu comme un apollon, et le pire c’est que je dû me coller le visage dans mon coussin pour ne pas éclater de rire tellement la situation était comique. C’est étrange comme je me sentais légère. Mes doutes avaient pris la fuite en me remémorant notre nuit. Oh bien sûr sur l’instant à l’émergence entre sommeil et réalité, j’avais eu du mal à croire à la véracité de tout ceci. Mais en cet instant je me fichais royalement que le monde s’écroule. Égoïste ? Sûrement éperdument amoureuse, totalement et je me refusais le moindre nuage, la moindre ombre au tableau. J’avais assez douté, j’avais eu mon lot de retenues, de rêves impossibles, alors non je comptais vivre l’instant et les suivants comme me le dictait mon cœur et pas ma conscience, pas plus que je ne comptais laisser quoi ce soit me priver de ce qui nous arrivait. Étais-je idiote, futile de croire que tout ceci était là ainsi pour une raison simple sans bavure ?

Entendant d’une oreille lointaine les voix sans comprendre les mots, je me redressai, détaillant rapidement ma silhouette dans le miroir mural et écartai les bras en croix clairement pas décidée à fuir mon nid. Le silence se fit et je ne bougeai pas alors qu’il revenait sous mes yeux humides et toujours aussi irrésistiblement nu.

Il se mit à me dire qu’on avait trois heures et je grimaçai machinalement. Il poursuivit en doutant que je le supporte encore autant de temps, je l’envisageai de pied en cape.

« Oh oui je ne doute pas que les trois prochaines heures vont être infernales… » Dis-je attrapant son bras pour le tirer sur le lit à mes côtés.

« Surtout si tu reste aussi nu, aussi humide et… » J’enroulai d’un coup le drap autour de lui et tentai de me retrouver à cheval sur ses cuisses. Sauf que ma maladresse royale nous expulsa du lit nous collant sur le sol « Oups » Dis-je en éclatant simplement de rire. « J’ai mis à terre le super héros ! Un point pour moi ! » Je me penchai et l’embrassai, aussitôt le frisson se souleva à nouveau tout le long de mon corps. Je pouvais à nouveau jurer que mon cœur hurlait la moindre de mes émotions. Mais là aussi je n’en avais plus rien à faire, enfin jusqu’à ce que je me rappelle que le sol était pas aussi mou que le lit et me redresse pour le détailler. « Rassure-moi, je n’ai rien cassé qui pourrait encore servir… heu enfin, je ne t’ai pas… » *Merde Fely boucle-là*

Je tendis la main pour saisir le tiroir de ma commode et en sortir un vieux tee-shirt, gagné à une de ces soirées karaoké, un de ces vêtements qui se veut mixe et sponsorisé. J’allais le lui tendre quand je réalisai que celui que j’avais attrapé était d’un rose fluo super criard.

« Euh non, tâchons de retrouver ton caleçon, en plus je ne suis pas sûre que le rose colle à ton côté armoire à glace… » Me justifiais-je en passant en revue le sol autour de nous. « D’ailleurs comment tu as fini aussi mouillée ? » Soufflais-je en trouvant à côté de moi mon tanga et en le laissant retomber sur le sol.

« Finalement je ne trouvai rien, trop perturbée par lui. Poussant un soupire, je l’envisageai. « Petit déjeuné naturiste ? » *Non mais t'es sérieuse là, t'as même jamais fais de monokini à la plage* Je repoussai la petite voix dans mon crâne et le détaillai un instant réalisant ma seconde étourderie. « Toujours pas de solution pour gagner plus de trois petites heures ? J’ai presque envie de le laisser partir ce type, grâce à lui… » * Non la tu la boucle* Me hurla la petite voix. « Je meurs de faim, et… » Je marquai un silence… « fais-moi taire… » Le suppliais-je.

code by © Jerry


_________________


Overwatch

Revenir en haut Aller en bas
http://the-last-survivors.forums-rpg.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: “La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver   

Revenir en haut Aller en bas
 
“La pluie produit deux phénomènes contradictoires. Elle fait apparaître les escargots et disparaître les taxis.” ft Feli & Oliver
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Après la pluie, le beau temps? Et si en fait, c'était plutôt un ouragan? {PV Amelian et Eliwyr} [terminé]
» Zéro fois deux... beh facile, ça fait deux! ► Y0shioka Shizu [ EN COURS ]
» Deux mages, la pluie et une rose [PV - Athos/Tom]
» Un, deux, trois : TA GUEULE ! [PV Arth]
» Le tonnerre gronde, la pluie tombe, j'en suis heureuse....[Légende Japonnais]

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Legends of Tomorrow  :: Starling City :: Banlieue-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: